ACS

Enseignement : 

Séminaires de master impliquant des membres de l'équipe ACS
ENSA Paris-Malaquais - 2018-2019

ARTS & FAITS POLITIQUES, dramaturgies actuelles des faits humains en situations (Marco Assennato, Jac Fol [responsable], Yann Rocher, Sébastien Thiery)

Après 5 années de QUESTIONS ARTISTIQUES (épistémologie des pratiques artistiques actuelles), le séminaire de recherche du département AAP est devenu depuis 3 ans ARTS & FAITS POLITIQUES (dramaturgies actuelles des faits humains). Sans vouloir réduire tout fait humain à sa dimension artistique ou politique, sans vouloir tout comprendre comme dramaturgie, nous soutenons ces biais (art, politique, drame) pour éclairer les productions humaines, qu'elles soient artistiques, architecturales ou politiques. C'est-à-dire que nous considérons avec les moyens critiques appropriés les faits humains dans leurs entreprises dramaturgiques. Au-delà d'une appréhension cognitive des faits artistiques et des faits politiques, nous approfondissons ce qui les différencie (motivations subjectives / sociales), ce qui les conditionne (monde, technique, culture, droit, histoire) et ce qui les assortie (dramaturgies). Nous développons une conscience dramaturgique qui prend, entre autres, l'architecture comme risque de fait social. Cette approche, comprenant beaucoup d'autres antérieures et contemporaines, revient sur les mises en espace des faits humains, leurs motifs, leurs valeurs, leurs symboliques, leurs performances et leurs possibles conséquences. Par exemple, l'assimilation de l'architecture à une forme singulière d'art restera une hypothèse contestable et disputée, dans laquelle, précisément, résonne la question politique.

Les conditions contemporaines du projet : représentations, narrations… fictions ? (Soline Nivet [responsable], Ariela Katz, Federico Ferrari, Margaux Darrieus)

Dans la perspective d’une analyse des conditions contemporaines du projet notre séminaire consacre un cycle de trois ans aux territoires de la fiction dont il interroge les frontières. De plus en plus répandue, l’idée selon laquelle il n’y aurait plus de frontière entre réel et fiction est devenue l’un des principaux lieux communs contemporains. Nous nous pencherons d’abord sur la généalogie de cette idée et sur les controverses qu’elle a pu susciter dans les champs scientifiques (et en particulier celui de l’Histoire) et artistiques (littérature et cinéma) pour interroger in fine ses effets sur l’architecture, telle qu’elle se pense et se théorise depuis les cinquante dernières années : occasion pour nous de (re)lire ensemble quelques textes importants sur la question postmoderne et les conditions contemporaines de l’architecture. Mais nous-nous interrogerons aussi sur sa portée opératoire : en quoi les outils théoriques d’analyse de la fiction développés dans les champs littéraires et artistiques peuvent-ils nous aider à voir et à comprendre la production contemporaine ? Quels sont les dispositifs fictionnels à l’œuvre dans certaines démarches de conception ? De commande ? De médiatisation ?

Enquêtes sur le monde urbanisé (Valéry Didelon et Anne Bossé, avec la participation de Dimitra Kanellopoulou)

Dans le cadre de ce séminaire de recherche, les étudiants enquêtent sur les transformations du monde urbanisé. Ils identifient et analysent notamment les politiques qui les déterminent, et révèlent leurs effets. Ils font porter leur réflexion sur des lieux et espaces de toutes dimensions, des acteurs, des usages qui forgent progressivement ou bousculent l’environnement physique et social. Les étudiants mènent des recherches empiriques, mais aussi théoriques et historiques, rétrospectives et prospectives. Ils observent et enregistrent les transformations de situations urbaines choisies dans les registres du visible et de l’invisible, du formel et de l’informel, du spatial et du relationnel. Les étudiants interprètent les indices rassemblés et à développent une réflexion critique qui porte au-delà des situations particulières sur la condition urbaine dans ce qu’elle a de globale. En pointant ce qui l’anime, la détermine, ils identifient les leviers sur lesquels ils pourront agir plus tard en tant qu’architectes et urbanistes. Ils montrent quelles alternatives se présentent, et participent ainsi au nécessaire débat public sur le devenir de notre environnement artificiel.