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Architecture Urbanisme Société : Savoirs, Enseignement, Recherche
Mis à jour : il y a 8 heures 43 min

Séminaire « Habitats in time : Mapping Palimpsest Horizons » – Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (Suisse) – 12 au 14 décembre 2018

Vendredi 14 déc 2018

dont la participation le 13 décembre 2018 de Alexandre Callens (doctorant rattaché à l’équipe de recherche IPRAUS (ENSA Paris-Belleville) : « Cartographier le palimpseste des milieux vers un projet partagé sur les trames vertes et bleues : itinéraire méthodologique dans le contexte opérationnel de la plaine Saint-Exupéry (aire métropolitaine de Lyon) »

Accédez au programme : mapping palimpsest horizons

Extrait du site : Habitats in time is a PhD Seminar addressing doctoral students—in the fields of Architecture, Urbanism, Human and Social Sciences, Geography, Environmental Studies, Landscape, Mobility Space and Infrastructures, Engineering, etc.,—with an interest in disclosing the depth of territorial signs;in portraying processes of rationalization as wellas of infrastructure construction; in collecting visible and invisible marks from both field and cartography; in discussing urban evolutionary paradigmsas conceptual frames to apprehend, contextuallyand globally, processes that take place in cityand territory; in analyzing and modeling diachronic spatial phenomena; in aligning and segmenting heterogeneous datasets—and finally in representing them through the multiple dimensions of time:the historical (the longue durée); the present (contemporary dynamics and flows) and the future (both short and long term scenarios).


Pascal Fort

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journée d’études doctorales « Espace architectural européen : échanges, circulations & transferts » – INHA (Paris) – 17 décembre 2018

Lundi 10 déc 2018

Journée d’études doctorales organisée par Pierre Coffy, Rafael-Florian Helfenstein et Camille Lesouef, doctorant.e.s en histoire de l’architecture à l’Université Paris 1 panthéon-Sorbonne (ED 441 Histoire de l’art/HiCSA), sous la responsabilité scientifique des professeurs Jean-Philippe Garric et Philippe Plagnieux.

Lieu : INHA, Galerie Colbert, salle Vasari, 

Date : lundi 17 décembre 2018, 9h-18h

Cette journée d’études doctorales se propose de recentrer la notion de transferts culturels dans le cadre plus spécifique d’une histoire de l’architecture en Europe. Il s’agit d’essayer d’individualiser celle-ci en tant que vecteur déterminant pour la construction d’un espace européen de l’architecture du Moyen Âge à nos jours. Cela sous-entend une réflexion sur plusieurs niveaux, depuis l’analyse des dynamiques de ces transferts, jusqu’à l’interrogation de l’idée de frontière en tant que barrière ou catalyseur d’échanges. La question des intercesseurs, qui transmettent autour d’eux leurs pratiques et participent à la diffusion d’idées et savoirs par le biais de différents réseaux, est alors fondamentale. Cela doit aussi permettre de mieux identifier des lieux d’impulsion et de réception privilégiés des transferts culturels, couvrant des réalités variées d’une époque à l’autre. Il s’agit dès lors de prendre en considération les dimensions plus larges qui conditionnent ce phénomène, qu’elles soient religieuses, politiques, idéologiques ou encore économiques, participant parfois volontairement au renforcement des dynamiques d’interactions et de transmission de modèles.

Programme :

9h / Introduction de la journée par les organisateurs

Session 1 : Une Europe des flux : Modération : Constance Ringon, ENSA Toulouse

9h15 / Emma Filipponi (ENSA Paris-Malaquais) : Le long des canaux. Les voyages des ingénieurs français en Italie : idées, projets et circulation des modèles au XIXème siècle.

9h45 / Emeline Houssard (Sorbonne Université) : Per i mercati coperti de Marc’Aurelio Boldi : sources et discours d’un programme de marchés

10h15 / Questions

10h30 / Pause

Les vecteurs des transferts culturels : Modération : Constance Ringon, ENSA Toulouse

10h45 / Julien Correia (ENSA Paris-Belleville, Université Paris-Est) : Aldo Rossi de l’Italie vers la Suisse et la France : un triangle didactique

11h15 / Mathilde Lavenu (Université Clermont Auvergne) : La bibliothèque de l’architecte Louis Jarrier (1862-1932), entre imaginaire et transfert culturel ?

11h45 / Bruno François (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : L’Italie médiévale et la brique à travers la culture de l’imprimé dans l’Europe du XIXe siècle : Un modèle architectural européen ?

12h15 / Questions

12h45 / Pause

Les transferts culturels, moteurs de la définition d’identités en Europe ? : Modération : Estelle Thibault (ENSA Paris-Belleville)

14h / Camille Lesouef (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : Le « jardin andalou » : un modèle de l’art des jardins en France (1890-1914)

14h30 / Yan Xiaoxu (Politecnico di Milano) : Ammerud Project: Regional Implementation of International Modernist Ideas

15h / Questions

15h15 / Pause

15h30 / Elijah Borrero (McGill University School of Architecture) : Architectural Ideas and Military Productions: The US Military in West Germany in the 1950s

16h / Anastasia Malko (Karlsruhe Institute of Technology) : Palace of Culture : A Symbol of Dresden’s Ever-Changing Architectural Space

16h30 / Denis Pohl (doctorant, Universität der Künste) : Politics and Aesthetics in the Architecture of the European Union

17h / Questions

17h15 / Conclusion de la journée : Jean-Philippe Garric

18h / Pot de clôture

Pascal Fort

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Projection d’interviews d’architecture – La Maison Bistrot (Paris) – 11 décembre 2018

Mercredi 05 déc 2018

Accédez à l’information sur la page facebook : Projection d’interviews d’architecture

Extrait de la page Facebook : Pour cette projection, à vos crayons!

Tout d’abord, Henri Gaudin, architecte français né à Paris le 25 septembre 1933. On lui doit notamment le stade Charléty à Paris, l’École normale supérieure de Lyon (avec son fils Bruno Gaudin) et la restructuration-rénovation du musée Guimet. Personnage mystérieux, il exerce depuis toujours en parallèle de l’architecture une activité d’écriture.

Hors les murs, essai, (2012) aux éditions Nicolas Chaudun
Considérations sur l’espace (2003) aux éditions du Rocher
Seuil et d’ailleurs (1992) aux éditions du demi-cercle

Ensuite, la SFA (Société Française des Architectes et la revue le Visiteur. En présence d’Olivier Gahinet et de Karim Basbous qui présenteront le rôle de l’institution et la revue associée.

Et Enfin, la Revue Marnes, documents d’architecture,
représentée par Sébastien Marot et Eric Alonzo qui expliqueront la ligne éditoriale de la revue et l’enjeu de l’écriture en architecture aujourd’hui.


Architectes, étudiants en archi en pleine écriture du mémoire, citoyens curieux, … Joignez-vous à nous pour lancer le débat autour de la critique en architecture aujourd’hui !

Pascal Fort

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Programme du séminaire annuel du Groupe Transversal « Inventer le Grand Paris » 2018-2019

Mercredi 05 déc 2018

Accédez au programme : Inventer le Grand Paris, séminaire 2018-2019

Coordination générale : Frédéric Pousin, Nathalie Roseau, Alessandro Panzeri

Le séminaire de recherche 2018-2019 s’articule autour de six séances. Il ouvrira un nouveau chantier consacré à la place du paysage dans l’aménagement du grand Paris. Il approfondira la problématique structurante de la longue durée en consacrant une séance au Grand Paris du XIXe siècle. Un atelier Paris-Berlin explorera la problématique d’une histoire en débat qui conduit les historiens à participer comme acteurs aux transformations du temps présent. Un séminaire consacré à l’archive de la ville informelle questionnera, lui aussi, la recherche historique en considérant l’archive comme un objet en soi qui participe de la gestion ordinaire de la ville. Enfin, deux journées d’études en partenariat, exploreront l’une le milieu des sociétés d’économie mixte dans l’aménagement, l’autre, à travers l’année 1919, les conséquences de la sortie de guerre pour l’urbanisme français et mondial.

Programme :

  • Jeudi 20 décembre 2018, 9h-13h30 : Les paysages du Grand Paris

Avec les contributions de : Bertrand Follea, Laurent Hodebert, Sonia Kéravel, Julien Laborde, Sandra Parvu

Coordination scientifique : Frédéric Pousin et Nathalie Roseau

Lieu : Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Belleville

  • Mardi 15 janvier 2019, 14h-18h : Le Grand Paris du XIXe siècle. L’en-deçà et l’au-delà du mur

Coordination scientifique : Florence Bourillon

Lieu : Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Belleville

  • Jeudi 21 février 2019, 9h30-18h : Atelier Paris-Berlin. Ecriture de l’histoire et politiques urbaines

Coordination scientifique : Corinne Jaquand

Lieu : Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Belleville

  • Jeudi 28 mars 2019, 9h30-18h : Aménager la banlieue parisienne. Les mondes de l’économie mixte et leurs histoires

Journée d’étude commune au groupes transversaux Inventer le Grand Paris et Production urbaine et marchés (Labex Futurs Urbains)

Coordination scientifique : Julien Aldhuy et Clément Orillard

Lieu : Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Belleville

  • Jeudi 18 avril 2019, 9h30-18h : L’année 1919, les quatre saisons de l’urbanisme

Journée d’étude organisée par le Musée d’Histoire Urbaine et Sociale de Suresnes (MUS) et le groupe transversal Inventer le Grand Paris

Coordination scientifique : Laurent Coudroy de Lille

Lieu : Musée d’Histoire Urbaine et Sociale de Suresnes

  • Jeudi 20 juin, 14-18h : Archiver la ville informelle : la Zone de Paris en perspective

Séminaire commun au groupe transversal Inventer le Grand Paris et au programme Archival City

Coordination scientifique : Loïc Vadelorge

Lieu : à confirmer


Pascal Fort

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Conversation autour de « MARI », Archéologie, ville et photographie aérienne – CAUE 92-La Galerie (Nanterre) – 13 décembre 2018

Jeudi 29 nov 2018

Soirée Archéo dans le cadre de l’exposition « Survols »

Intervenants : Pascal Butterlin (professeur d’archéologie orientale à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ancien directeur de la mission archéologique française de Mari), Jonathan Chemla (chief Technology Officer chez Iconem) et Thomas Sagory (archéologue, photo cervoliste, chef de projet numérique au Ministère de la Culture et au Musée national d’Archéologie)

Modération : Frederic Pousin, directeur de recherche au CNRS et chercheur au laboratoirede l’IPRAUS

Pour s’inscrire : cliquez iciou inscription au (0)1 71 04 52 49 ou par mail contact@caue92.com

Présentation par les organisateurs : Mari, cité mésopotamienne fondée 3 000 ans avant notre ère, est aujourd’hui au coeur de l’actualité politique et patrimoniale. Recherché par les archéologues à travers tout le Moyen-Orient, le site de Mari a été découvert fortuitement en 1933 en Syrie. Depuis cette date, 44 campagnes de fouilles ont mis en évidence la forme circulaire de la ville et sa structure en strate. Mari, ce n’est pas une, mais trois villes superposées, connaissant chacune des phases d’occupation et d’abandon, suivant des cycles dont la logique est loin d’être expliquée. L’archéologie aérienne a joué un rôle crucial dans l’étude de Mari. L’avion, puis le cerf-volant et les drones ont laissé la place à l’observation satellite, seul moyen d’observer un site évacué depuis le déclenchement du conflit syrien. Proche d’un point de ralliement de Daech, Mari a fait l’objet de nombreux pillages. Au cours de notre soirée, Pascal Butterlin, ancien directeur de fouilles du site, reviendra sur l’histoire de Mari et ce qu’il reste à découvrir, Thomas Sagory exposera l’importance et l’avenir du cerf-volant pour l’archéologie sur des sites comme Mari, Jonathan Chemla, quant à lui, présentera les techniques de pointe employées pour préserver ce patrimoine menacé.

Pascal Fort

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International Congress « Colonial and Postcolonial Landscapes: Architecture, Cities, Infrastructures » – Lisbonne, Calouste Gulbenkian Foundation – 16-18 janvier 2019

Mercredi 28 nov 2018

Accédez au site : Colonial and Postcolonial Landscapes: Architecture, Cities, Infrastructures

dont intervention de Paul Bouet : « The North African Horizon of French Solar Architecture, 1945-1973 », dans le cadre de la session : Colonial Spatiality in African Sahara Regions (Samia Henni)

Abstract: The infrastructure of the colonial territories obeyed the logic of economic exploitation, territorial domain and commercial dynamics among others that left deep marks in the constructed landscape. The rationales applied to the decisions behind the construction of infrastructures varied according to the historical period, the political model of colonial administration and the international conjuncture.​

This congress seeks to bring to the knowledge of the scientific community the dynamics of occupation of colonial territory, especially those involving agents related to architecture and urbanism and its repercussions in the same territories as independent countries.

It is hoped to address issues such as how colonial infrastructure has conditioned the current development models of the new countries or what options taken by colonial administrations have been abandoned or otherwise strengthened after independence.​

The congress is part of the ongoing research project entitled « Coast to Coast – Late Portuguese Infrastructural Development in Continental Africa (Angola and Mozambique): Critical and Historical Analysis and Postcolonial Assessment » funded by ‘Fundação para a Ciência e Tecnologia’ (FCT – Foundation for Science and Technology), which has as partner the Calouste Gulbenkian Foundation (FCG).

The aim of this congress is to extend the debate on the repercussions of the decisions taken by the colonial states in the area of ​​territorial infrastructures – in particular through the disciplines of architecture and urbanism – in post-independence development models and the formation of new countries with colonial past.


Pascal Fort

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Soutenance de thèse de Camille Bidaud : « La doctrine des Monuments historiques en France d’après Paul Léon (1874-1962) » – ENSA Paris-Belleville – 15 décembre 2018

Mardi 27 nov 2018

Camille Bidaud soutiendra sa thèse de doctorat en architecture:  La doctrine des Monuments historiques en France d’après Paul Léon (1874-1962)

Université Paris-Est / Ecole doctorale 528 «Ville, Transport et Territoires» / UMR AUSser 3329 / IPRAUS / ENSA Paris-Belleville

le samedi 15 décembre 2018 à 9h30 à l’École Nationale d’Architecture de Paris-Belleville, 60 boulevard de la Villette, 75019 Paris

Thèse dirigée par : Jean-Philippe Garric, Professeur, Sorbonne-Université

Jury composé de :

Antonio Brucculeri, Maître de Conférence, ENSA Paris-Val-de-Seine,
Jean-Sébastien Cluzel, Maître de Conférence, Sorbonne-Université,
Hélène Jannière, Professeur, Université de Rennes 2,
Carmen Popescu, Professeur, ENSA Bretagne,
Maria-Rosaria Vitale, Professore associato, Università di Catania

Résumé : Guidé par l’hypothèse que la doctrine des Monuments historiques – entre positions théoriques, appréciations subjectives et arbitrages opportunistes – constitue le point aveugle de la restauration en France depuis la fin du XIXe siècle, ce doctorat propose de rouvrir cette question, à partir des textes et des décisions de Paul Léon (1874-1962), principale responsable du Service des monuments historiques dans l’entre-deux-guerres. Bien que son rôle soit souvent méconnu aujourd’hui, Paul Léon a, en effet, une carrière exemplaire aux Beaux-Arts. Il a été responsable du Service des monuments historiques de 1907 à 1932, membre de la Commission de 1907 à 1962 et directeur des Beaux-Arts de 1919 à 1932. Il est de plus l’historiographe du Service.
Par ses nombreux écrits, il est le principal auteur de la propagande du Service des Monument historiques pendant la première moitié du XXe siècle. Paul Léon justifie les pratiques en leur créant un cadre théorique sans énoncer clairement la doctrine, ni que cela ne se ressente. L’étude de ces textes, remarquables à ce sujet par leur cohérence et leur répartition chronologique, permet de mettre au jour la continuité des éléments doctrinaux sous-jacents et d’en observer les effets dans les travaux réalisés.
Il est donc également nécessaire de questionner la pratique pilotée par Paul Léon, à travers l’analyse architecturale de projets réalisés : trois restaurations phares de la période (Saint-Remi de Reims, les places flamandes d’Arras et le Palais des papes d’Avignon), qui permet de comprendre les pratiques du Service. Cette analyse permet aussi d’observer les points de cohérences et les omissions des textes de Paul Léon et l’influence de la pratique sur les discours.

Pascal Fort

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Séminaire IGP 2018/2019 : « Les paysages du Grand Paris » – Ecole nationale supérieure d’architecture Paris-Belleville – 20 décembre 2018

Vendredi 23 nov 2018

Accédez au programme : Les paysages du Grand Paris

Séminaire du Groupe transversal « Inventer le Grand Paris »  – Labex Futurs Urbains (UPE)

Coordination scientifique : Frédéric Pousin et Nathalie Roseau

Date : Jeudi 20 décembre 2018, 9h-13h30

Lieu : Ecole nationale supérieure d’architecture Paris Belleville, Salle 12, 60, Boulevard de La Villette, 75019 Paris

Contacts : Alessandro Panzeri (ale.panzeri.archi@gmail.com), Frédéric Pousin (frederic.pousin@wanadoo.fr), Nathalie Roseau (nathalie.roseau@enpc.fr)

Argumentaire : Cette première séance du séminaire 2018-2019 du Groupe transversal « Inventer le Grand Paris » propose de reconsidérer l’aménagement du Grand Paris en privilégiant l’entrée par le paysage. La question du paysage nécessite d’abord de s’intéresser aux professions, en comprenant en particulier la manière dont les paysagistes interviennent dans les plans à l’échelle régionale. L’héritage de la pensée d’Adolphe Alphand et Jean-Claude Nicolas Forestier a imprégné la politique des espaces libres du rapport Bonnier, de même que le plan Jaussely qui prévoyait la réalisation de pénétrantes vertes. L’affirmation de la question du paysage se réalise dans le PARP (1928-1939) mené par Henri Prost dont les échanges avec les milieux professionnels, au sein de l’agence et avec les paysagistes notamment au sein du Musée social, méritent d’être approfondis pour comprendre la place que prend le paysage dans l’élaboration du plan. Dans les villes nouvelles en Île de France pensées à partir des années 1960, de nouvelles pratiques s’inventeront au gré des alliances interdisciplinaires formées par les paysagistes, les spécialistes de l’environnement et les géographes qui s’engagent dans la conception des « villes-nature ».

D’un point de vue épistémologique, il s’agit ensuite de considérer les notions de paysage, d’échelle, d’espace public et de nature comme des constructions historiques et sociales que nous souhaitons interroger dans les relations aux champs disciplinaires auxquels elles se rattachent. La question des échelles formulée dans les propositions du PARP est renouvelée par l’approche paysagère, qu’il s’agisse de la route des parcs qui s’inscrit de manière dynamique dans le relief et cherche à mettre en valeur les grandes masses boisées, des systèmes de parcs ou de la protection des sites, des panoramas et des paysages. Le Sdaurif de 1976 élabore quant à lui la problématique de l’espace ouvert, affirmant la dimension environnementale et posant la question de leur accessibilité métropolitaine.

La perspective du paysage permet enfin de revenir sur les instruments de l’aménagement et en particulier sur la question du plan comme mode de représentation et comme processus de réalisation. Au sein de l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région Parisienne, l’architecte-urbaniste Gerald Hanning développe ainsi, dès 1972 un outil pour comprendre et contrôler l’évolution du paysage, la « trame foncière », élaborée à partir du parcellaire foncier. Comment la question du grand paysage, par essence irréductible aux découpages administratifs des régions urbaines, se transcrit-elle dans les plans ? Quels nouveaux dispositifs apparaissent au travers des schémas ou des atlas ?

Les intervenants invités reviendront successivement sur la question du paysage dans le PARP des années 1930 et les nouveaux dispositifs imaginés (Laurent Hodebert) ; sur la lecture que l’on peut faire des paysages d’une ville nouvelle (Marne-la-Vallée), conçus et réalisés sur la durée (Julien Laborde) ; sur la figure du paysagiste Jacques Sgard qui introduisit au tournant des années 1960 la notion de grand paysage (Sonia Keravel) ; sur les atlas de paysages développés dans les années 1980 (Sandra Parvu) ; sur l’expérience du paysagiste dans les démarches de planification des années 1990 (Bertrand Follea).

Programme

9h00 : Accueil

9h30-10h00 : Introduction scientifique

Frédéric Pousin (ENSAPB, Ipraus-Ausser) et Nathalie Roseau (ENPC, Latts)

Session 1 : De quel paysage parle-t-on ?

10h-10h30

Laurent Hodebert, architecte, Maître de conférences ENSA Marseille, INAMA : La dimension paysagère du Plan d’Aménagement de la Région Parisienne de Henri Prost, (1928-1934). Influences et dispositifs multi-scalaires

10h30-11h00

Julien Laborde, paysagiste ENSAP Bordeaux : Marne-la-Vallée, une ville nouvelle héritée de l’histoire

Discussion

Session 2 : Que change le paysage à la planification ?

11h30-12h00

Sonia Keravel, paysagiste, Maître de conférences ENSP Versailles, LAREP :
L’approche planificatrice de Jacques Sgard: références et réalisations

12h00-12h30

Sandra Parvu, architecte, Maître de conférences à l’ENSA Paris Val de Seine, LAVUE : Outils de projet ou de patrimonialisation ? Gestion nationale et appropriations locales des Atlas de paysage en Ile-de-France

12h30-13h00

Bertrand Follea, paysagiste, Agence Follea-Gauthier, Professeur à l’École nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois :
Démarches de stratégies paysagères, exemples en région Ile-de-France

Discussion


Pascal Fort

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Journée d’étude « Les architectes et la participation ? Une injonction, une volonté de faire avec d’autres / une impossible équation ? Vers l’émergence de nouvelles manières de faire du projet » – École nationale supérieure d’architecture de Normandie ...

Lundi 19 nov 2018

Journée d’étude, sous le patronage de l’équipe de recherche ATE de l’ENSA Normandie et de l’équipe Ahttep AUSser, ENSA Paris La Villette et ENSA Paris Belleville.

Lieu : École nationale supérieure d’architecture de Normandie – 27, rue Lucien Fromage – 76160 Darnétal

Date : 6 décembre 2018, 10h30-17h

Programme_journee_etude_les_architectesTélécharger

Comité de pilotage :
Bruno Vayssière, architecte, urbaniste, science politique, professeur à l’Université de Savoie,
Serge Wachter, urbaniste-économiste, professeur à l’ENSA Paris la Villette/ Ahttep-Ausser,
Dominique Lefrançois, sociologue urbaniste, maitre de conférence à l’ENSA Normandie/ATE,
Andrei Feraru, architecte-urbaniste, maitre de conférence à l’ENSA Versailles/LeaV,
Kristo Nousiainen, architecte, enseignant à l’ENSA Paris la Villette,
Mina Saidi, architecte sociologue, maitre de conférence associée à l’ENSA Paris la Villette/LAA
Nadya Labied, architecte, doctorante à l’ENSA la Villette, Ahttep,.
Coordination : Serge Wachter, Dominique Lefrançois
Modérateur : Bruno Vayssière

10h30 : Accueil des participants

10h45 : Discours et café de bienvenue
Fabien Sottiez, directeur par intérim de l’ENSA Normandie

Session 1 : En quête d’autres dispositifs d’action et de nouvelles manières de concevoir l’habitat
11h00 : Virginie Bellesoeur, directrice du service Qualité et pilotage de l’Office HLM
Caen la Mer Habitat

11h20 : Delphine Saget, architecte, DHD Architectes

Les bailleurs HLM, en demande d’innovation ? technique, sociale, collaborative ?

  • Imaginer l’habitat de demain à la lumière des pratiques spatiales,
  • Présentation du living lab HLM Caen la Mer habitat ; programme
    cherchant à impliquer habitants et entreprises dans la réflexion
    sur les nouveaux modes d’habiter.
  • L’architecte et l’expérimentation de nouveaux programmes de logement.

11h40 : Débat

Session 2 : Le durable, la question environnementale, comme moteur
ou frein à un dialogue renouvelé avec l’habitant

12h10 : Isabelle Grudet, architecte, docteure en architecture, directrice du Laboratoire Espaces Travail, Let-Lavue, Ecole nationale supérieure d’architecture Paris la Villette, membre du conseil scientifique du réseau Activités et métiers de l’architecture et de l’urbanisme (Ramau) :
La concertation énergétique : un préalable à l’implication des habitants dans la gestion des équipements techniques ?

12h40 : Jennifer Leonet, architecte, doctorante en Architecture, Urbanisme et Environnement, au sein du LET :
Les concepteurs face à l’impératif participatif dans les projets urbains durables. Le cas des écoquartiers en France.

12h50 : Débat et questions. Pause déjeuner

Session 3 : Entre ingénierie sociale et activisme : le spectre large
des pratiques de projet et des manières de faire émerger la parole

14h30 : Laurent Protois, architecte, lauréat du Grand Prix d’architecture et
d’urbanisme de Haute-Normandie, membre fondateur de l’association
Néologis, enseignant à l’université du Havre (Parcours Drac – Master génie
civil), à l’ENSA Normandie et à l’ENSA Paris Malaquais.
-La place de l’architecte dans le débat public ; un rôle nouveau à jouer dans l’élaboration de la commande.
-Nouvelles compétences et expertises d’un métier dont les conditions juridiques sont à repenser.
-Expériences ou cas d’écoles ?

14h50 : Catherine Rannou, maître de conférence au laboratoire CRH, artiste
multimédia et architecte, Ecole nationale supérieure de Paris-Val de Seine.
-Comment l’artiste peut-il s’emparer de la question de la participation et
apporter un regard décalé ?
-Présentation d’une démarche de réalisation d’un film de fiction « Saint Pol-sur-Mer, la cité radieuse » à propos d’habitants et d’architectes intervenant dans l’espace public d’un quartier de logements sociaux près de Dunkerque.
-Fiction ou réalité ?

15h10 : Pause

15h30  : David Ménard, urbaniste, responsable de l’agence Récipro-Cité.
Ingénieur du social ; penser l’implication des acteurs du projet et habitants
dans le long terme et revisiter l’habitat collectif.

15h50 : Sylvain Adam, architecte, coordinateur de l’association Appuii, Alternatives
pour des projets urbains ici et l’international.
Entre empowerment et activisme : Faire émerger de nouvelles relations à la
commande, renforcer et soutenir l’expertise habitante.

16h10 : Bruno Vayssière, remarques conclusives et débats


Pascal Fort

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Audition en vue de l’obtention du grade de docteur par la validation des acquis d’expérience (VAE) de Raphaël Ménard, enseignant de l’école d’architecture de la ville et des territoires, ingénieur polytechnicien, diplômé des Ponts : « Energie, Matière,...

Mardi 13 nov 2018

Le jury est composé de :

•             Monsieur Jean-Pierre Levy, enseignant-chercheur, directeur de recherche, CNRS, président du jury

•             Madame Marjorie Musy, directrice de recherche, Cerema, Nantes, rapporteur

•             Monsieur Mindjid Maïzia, enseignant-chercheur, université de Tours, rapporteur

•             Monsieur François Fleury, enseignant-chercheur, ENSA de Rouen, rapporteur

•             Madame Caroline Gallez, directrice de l’EDVTT, IFSTTAR, membre permanent de l’UPE

•             Monsieur Marcel Pariat, référent VAE

•             Monsieur Robert Le Roy, enseignant-chercheur, ENSA Paris Malaquais, directeur de thèse

Résumé : Cette thèse explore les relations entre l’architecture, l’énergie et la matière. Elle analyse l’influence de la disponibilité des matières et des énergies sur les métamorphoses de l’architecture au cours des âges. Elle présente les fondements d’une architecture renouvelable et d’un urbanisme soutenable, capables de s’affranchir des énergies fossiles et des matières non renouvelables. À cette fin, ce travail crée un pont entre deux approches : d’un côté celle issue d’une culture technique, auscultant la durabilité par des métriques de soutenabilité, de l’autre, par des réponses fruits de l’art de concevoir, de la culture du projet, d’une approche humaine et qualitative des enjeux environnementaux. La première partie « Une histoire en sept temps » consiste en une brève histoire de l’architecture, narrée selon sept séquences (du temps I au temps VII), dont le postulat est le suivant : la disponibilité et l’usage des énergies et des matières, leur caractère renouvelable ou non, sont les déterminants essentiels de l’art de bâtir et d’aménager. Selon cette dissection chronologique, en comparant les flux d’énergies et de matières, cette partie analyse sur un même plan plusieurs références à travers les âges. La deuxième partie « Éléments d’architectures renouvelables » propose des chapitres plus techniques, permettant d’aller plus loin sur les aspects quantitatifs du temps VII, ce nouveau paradigme de soutenabilité, intégrant également les contingences de l’urgence climatique. Pour cela, cette section fournit des outils pour dimensionner et proportionner un art de « concevoir renouvelable », à l’aune de quelques invariants terrestres. Toutefois, sans pouvoir « donner forme » à ce temps VII, la troisième partie « Projets illustrés » décortique des expériences personnelles, réinterrogées selon les résultats des deux parties précédentes. Ce choix de projets, au cours de vingt années de pratique, illustre un large spectre d’expérimentations, de la petite jusqu’à la grande échelle, avec un regard rétrospectif volontiers critique.

Pascal Fort

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Présentation publique de l’ouvrage d’Adèle Esposito : « Urban Development in the Margins of a World Heritage Site. In the Shadows of Angkor » (Amsterdam University Press, 2018) – IPRAUS (ENSA Paris-Belleville) – 7 décembre 2018

Vendredi 09 nov 2018

Lieu : Centre de recherche documentaire de l’AUSser/IPRAUS (bâtiment B, 3ème étage), ENSA de Paris-Belleville, 60 boulevard de la Villette, 75019 Paris

Date : 7 décembre 2018, 18h

Entrée libre sur inscription : https://www.inscription-facile.com/form/SBzxpg8eh8TWukBXtmVT

Pascal Fort

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Après-midi d’études : « Urbanisme frugal : un impératif pour la ville » – Eav&T Marne-La-Vallée – 22 novembre 2018

Vendredi 09 nov 2018

Comité technique : CAUE 77 : Dominique Bonini, Marianne Souq
Éav&t/OCS : Marie-Charlotte Dalin, UMR-AUSser/IPRAUS : Anne Grillet-Aubert, DGU : Bruno Barroca, EUP : Martin Vanier, DSAA Alternatives Urbaines : Danielle Seban
Renseignements auprès du CAUE 77 : caue77@wanadoo.fr / 01 64 03 30 62

Accédez au programme : Urbanisme frugal : un impératif pour la ville

Présentation par les organisateurs :

Pascal Fort

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Journée d’études pluri-disciplinaire « Commerce et inégalités. Traitements spatiaux et inscriptions paysagères » – ENSA Paris-La Villette – 16 novembre 2018

Vendredi 09 nov 2018
JE-Commerce-et-inegalitésTélécharger

Organisation : Nicolas Lebrun (Université d’Artois, EA Discontinuités) et Corinne Luxembourg (ENSA Paris – La Villette, laboratoire AMP)

Lieu : ENSA Paris-La-Villette, Amphi n°7

Date : 16 novembre 2018, 9h15-17h30

Programme :

9h15 – Accueil
9h30 – Introduction de la journée
Corinne Luxembourg (Géographe, Maîtresse de conférences à l’ENSA Paris La Villette, AMP)
9h45 – Quelques éléments de réflexions sur les interactions entre commerce et fabrique de la ville
Philippe Dehan (Architecte, Professeur à l’ENSA Paris La Villette, UMR AUSser)
10h30 – Enjeux de justice spatiale dans les paysages de consommation intra-urbains
Marta Alonso Provencio (Architecte SIA, Docteure en géographie, Enseignante à l’Université de Genève)
11h15 – Quelle place pour une centralité commerciale africaine dans un quartier en gentrification ? Action publique et usages populaires dans le quartier de Château-Rouge à Paris.
Marie Chabrol (Géographe, Maîtresse de Conférences à l’Université de Picardie Jules Verne, EA Habiter le Monde)
12h00 – Discussion
12h15 – Pause repas
13h45 – L’emprise des commerces sur la ville. La qualification spatiale, sensible et sociale des commerces vacants dans leur relation à leur contexte urbain limitrophe.
Sylvie Laroche (Docteure en architecture, Chercheure associée UMR AAU Cresson, Post-doctorante C.S.T.B)
14h30 – Vers un développement inégal du commerce alimentaire électronique dans les territoires ?
Pascal Madry (Urbaniste, UMR Ladyss , Directeur de l’Institut pour la Ville et le Commerce, Paris)
15h15 – Agriculturisation des villes – la redynamisation des centres villes par l’Agricole
Jean-Pierre Bouanha (Architecte, Président d’AgreenCity)
16h00 – Discussion
16h15 – Conclusion de la journée
Nicolas Lebrun (Géographe, Maître de conférences à l’Université d’Artois, EA Discontinuités)

Pascal Fort

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40e session d’études de l’ADMEE-Canada – Montréal (Canada) – 14 au 16 novembre 2018

Mercredi 07 nov 2018

Accédez au site : 40e session d’études de l’ADMEE-Canada

« Les théories et les pratiques de la mesure et de l’évaluation au coeur de l’action »

dont intervention de Joanne Vajda : « Expérimenter l’auto-évaluation en école d’architecture en France »

Présentation par les organisateurs : À travers ces 40 années de travaux, d’échanges, de débats et de réalisations, les sessions d’études ont abordé de multiples thématiques : des enjeux politiques à l’instrumentalisation en passant par les diverses théories et méthodologies. Afin de mettre en relief la richesse des aspects entourant la mesure et l’évaluation, mais surtout pour souligner le dynamisme collectif de ce domaine, le thème des théories et pratiques comme lieu d’action nous semble fédérateur. Les théories parce qu’elles sont un ensemble, un système, une vision qui observe et guide l’action. Les pratiques parce qu’elles supposent des processus de transformation de l’environnement tout autant que des personnes, et parce qu’elles sont singulières, complexes et changeantes. L’action parce qu’elle est synonyme d’agir, d’induire un changement, d’orienter, de progresser. Le thème « Les théories et les pratiques de la mesure et de l’évaluation au cœur de l’action » se veut une vision bien ancrée dans le terrain pour témoigner des avancées en mesure et en évaluation, en formation tout autant que dans les différents milieux d’application.

Par ailleurs, nous renouons cette année encore avec la tenue d’un précolloque qui aura lieu le mercredi 14 novembre à l’Université du Québec à Montréal. Plusieurs ateliers liés au thème orienteront votre regard sur les théories, les pratiques et l’action. D’autres nouveautés et surprises vous attendent à l’occasion de ce 40e anniversaire.

Chercheurs, praticiens, professionnels, étudiants et intervenants des différents milieux de la mesure et de l’évaluation et de différents domaines (santé, sciences, sciences humaines, arts, etc.) sont donc invités à exposer leurs réflexions théoriques, à témoigner de leurs pratiques, à échanger sur les actions qu’ils posent, en français et en anglais. En somme, à participer à l’évolution de l’ADMEE afin qu’elle puisse vivre encore longtemps.

Veuillez noter que les communications seront présentées dans la langue dans laquelle elles auront été soumises, sans traduction simultanée.

Pascal Fort

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Séminaire « Construire, Restaurer, Détruire : les chantiers du xviiie au xxe siècle. Villes en chantier : détruire, restaurer et construire à l’échelle urbaine (1760-1840) » – INHA (Paris) – 16 novembre 2018

Mercredi 07 nov 2018

En partenariat avec le Laboratoire TRAME (EA 4284),
université de Picardie Jules Verne.
Comité scientifique : Fabienne Chevallier (musée d’Orsay), Guy Lambert (ENSA Paris-Belleville), Jean-François Luneau (université Clermont
Auvergne), Julien Noblet (INHA), Émilie d’Orgeix (EPHE), Bruno Phalip (université Clermont Auvergne), Arnaud Timbert (université de Picardie Jules Verne), Mercedes Volait (Laboratoire InVisu, CNRS/INHA)

Lieu : Institut national d’histoire de l’art, Galerie Colbert, 2 rue Vivienne ou 6 rue des Petits-Champs, 75 002 Paris

Date : 16 novembre 2018, 9h15- 13h30

Construire_programme_Villes en ChantierTélécharger

Présentation par les organisateurs : Prenant comme lieu d’observation les villes de provinceaux xviiie et xixe siècles, cette séance vise à approfondir les processus coordonnés de réformation urbaine qui y ont été menés par les ingénieurs civils et militaires. À travers des cas d’étude concrets, ce séminaire permettra de réexaminer et d’enrichir la notion d’« embellissement », d’affiner une chronologie aujourd’hui essentiellement circonscrite à la seconde moitié du xviiie siècle, d’ouvrir de nouveaux dossiers documentaires encore peu étudiés illustrant l’activité
d’ingénieurs civils et militaires et de favoriser l’étude de carrières municipales ou régionales (telles celles de Jean-Jacques Parent, Charles Spinasse ou Alexandre Lomet) qui ont souvent échappé au crible historiographique.

Programme :

09h15 : Accueil des participants
Introduction : Arnaud Timbert (université d’Amiens)

Session 1
Modération : Jean-Philippe Garric (Paris I)
09h30 : Émilie d’Orgeix (EPHE) : Réformation et politique urbaines: le cas des villes moyennes à l’aune de leurs acteurs (1780-1850).
10h00 : Isabelle Warmoes (Musée des plans-Reliefs) : Les aménagements
de la ville de Strasbourg et leur évolution entre le milieu du
XVIIIe et le milieu du XIXe siècle à partir de la lecture des plans reliefs.
10h30 : Catherine Isaac (université Toulouse Jean-Jaurès II) : Les ingénieurs toulousains et la réformation urbaine de Toulouse dans les dernières années du XVIIIe siècle.

Session 2
Modération : Émilie d’Orgeix (EPHE)

11h30 : Catherine Denys, (université Lille 3 -Charles de Gaulle) : Le grand agrandissement de Lille en 1858.
12h00 : Anne Bondon (ENSA Paris-La Villette) : Traverser Laval : enjeux, modalités et conséquences d’une opération urbaine de grande ampleur.
12h30 : Ronan Bouttier (université Paris IV) : L’oeuvre de l’ingénieur Charles Spinasse à Pondichéry lors de la première reconstruction de la ville (1820-1830).
13h00 : Conclusion

Pascal Fort

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Soutenance de thèse de Gaël Huitorel : « Pratiques constructives en milieu rural au tournant du XIXe et du XXe siècle : expérimentations et diffusion : le domaine agricole des frères Métayer dans le Pays de Rennes (1850-1915) » – ENSA Paris-Belleville ...

Mercredi 31 oct 2018

Soutenance de thèse de Gaël Huitorel : « Pratiques constructives en milieu rural au tournant du XIXe et du XXe siècle : expérimentations et diffusion : le domaine agricole des frères Métayer dans le Pays de Rennes (1850-1915) », sous la direction de Jean-Philippe Garric – Thèse de doctorat en architecture – Université Paris-Est, Ecole doctorale Ville, Transports et Territoires, Equipe de recherche IPRAUS

Lieu : ENSA Paris-Belleville, Salle des enseignants, 60 boulevard de la Villette, 75019 Paris

Date : mardi 6 novembre 2018, 14h

Jury :
M. Laurent BARIDON, Professeur à l’Université Lumière-Lyon 2, Rapporteur

Mme Émilie D’ORGEIX, Directrice d’études à l’École pratique des hautes études, Rapporteur

M. Jean-Philippe GARRIC, Professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Directeur de la thèse

Mme Soline NIVET, Maître de conférences à l’Ensa Paris-Malaquais, Examinatrice

M. Antoine PICON, Professeur à l’Université d’Harvard, Examinateur

Mme Carmen POPESCU, Professeur à l’Ensa de Bretagne, Examinatrice

Résumé :  La recherche, qui se situe dans le champ de l’histoire culturelle des techniques, vise à observer des pratiques constructives expérimentales menées à la campagne au tournant du XIXe et du XXe siècle et leurs diffusions à l’échelle du territoire rurale et de la ville. Au cours du XIXe siècle, suite aux évolutions de l’agronomie, l’architecture agricole devient un réel champ d’investigation. Les fermes modèles sont l’expression la plus visible de l’ambition des élites urbaines de diffuser le progrès dans les campagnes. Ces exploitations qui se veulent exemplaires, sont souvent sophistiquées et à caractère ostentatoire, parfois au détriment de réelles innovations techniques. Dans ce cas, l’architecture est utilisée par les « Capitaines d’agriculture » comme un instrument politique et sociale.  Parallèlement à ces pratiques, des entrepreneurs bâtisseurs innovent à la campagne avec un certain pragmatisme. En effet, l’architecture agricole se prête à des expérimentations constructives testées grandeur nature, dont rendent compte des publications précoces au début du XIXe siècle comme celles de François Cointeraux ou de Menjot d’Elbenne sur des maçonneries de terre crue ou des charpentes. Le cas méconnu des frères Métayer, qui constitue l’objet central de la recherche, s’inscrit dans cette lignée. Installées dans l’Ouest de la France, ils conduisent un domaine agricole de 600 hectares environ, entre la campagne et la ville. Les bâtiments agricoles conservés et le fonds d’archives privées de plus de 2500 documents que nous avons découvert retracent la production écrite et graphique d’Octave Métayer entre 1850 et 1915 (dessins, plans, métrés, devis, échanges avec fermiers et entreprises…). Ils révèlent un processus de conception et d’innovation constructive et sa concrétisation sur le terrain. Entrepreneurs agricoles du Pays rennais, les frères Métayer, à partir du domaine d’une vingtaine de fermes reçues en héritage, élaborent de nouveaux dispositifs constructifs. Ils conçoivent des fermes modernes, conjuguant la technique traditionnelle de maçonnerie de terre crue en bauge à des modèles de charpentes semi-industrielles bois-métal : une hybridation constructive qui fait l’objet de manipulations.   La richesse du fonds d’archives Métayer révèle la personnalité hors norme et inventive d’Octave Métayer. Elle met en lumière un contexte socio-économique plus général et très mal documenté, notamment le rôle d’acteurs comme les fermiers dans le processus de conception et de réalisation au côté des concepteurs et des artisans. Enfin, l’épaisseur sociale mise en lumière permet d’identifier les modalités de diffusion des innovations techniques, de la campagne vers la ville. Par le biais de fêtes populaires comme les comices agricoles ou de moments plus informels comme le chantier, des nouveaux dispositifs constructifs se répandent par les fermiers ou les artisans qui transforment à leur tour l’architecture et le paysage rural mais également urbain dans les quartiers de faubourgs qui s’industrialisent autour des gares et des halles d’approvisionnement.

Abstract : The study, that belongs to the domain of cultural history of techniques, aims at observing the experimental practices of construction work in the countryside at the end of the XIXth and beginning of the XXth century and their development in rural and urban zones. During the XIXth century, as a result of the evolution of agronomy, agricultural architecture became a vast field of research. Model farms are the clearest example of the urban elite’s ambition to bring progress to the countryside. These farms that served as a model were often sophisticated and ostentatious thereby sometimes running counter to real technical innovations. In such case, architecture was used by the “Capitaines agricoles” as a social and political instrument.    At the same time, developers were innovating in the countryside with much pragmatism. Indeed, agricultural architecture was leading real-size tests, described in early publications, at the beginning of the XIXth century, by François Cointeraux or Menjot d’Elbenne about raw-earth masonry or framework.    The unknown case of the Métayer brothers, which is the main object of my research, is in keeping with the previous experiments. Working in the West of France, in between the countryside and the town, they managed an agricultural domain of circa 600 acres. The agricultural buildings that are conserved and the private archive of more than 2500 documents that I discovered are Octave Métayer’s written and graphic productions between 1850 and 1915 (drawings, blueprints, bills of quantities, cost estimates, correspondences with farmers and companies, etc.) They testify to a process of conception and constructive innovation and their concrete realisations. As agricultural entrepreneurs of the county of Rennes, the Métayer brothers, thanks to a domain of twenty farms that they inherited, elaborated new constructive frameworks. They imagined modern farms, conflating the traditional technique of unburned clay masonry using cob and semi-industrial framework using metal and wood, which produced a redesigned hybrid construction.   The abundant Métayer archive highlights the extraordinary and inventive personality of Octave Métayer. It sheds light on the general socio-economic context that is as yet not well documented, especially the role of players such as farmers in the process of conception and realisation alongside the engineers and artisans. Lastly, the social environment thrown into relief serves to identify the modalities of distribution of technical innovations from the countryside to the city. Circulating via popular festivities such as agricultural shows or more informal moments on the construction sites, new construction frameworks were shared by farmers and artisans who then transformed the architecture and rural landscapes as well as the urban sites in the faubourgs that were progressively being industrialised in the areas around the train stations and the supply centres.


Pascal Fort

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Soutenance de thèse de Fang-Yu Hu : « Evaluation de la forme urbaine face au risque d’inondation. Le cas de Taïpei entre 1895 et 2010 » – ENSA Paris-Belleville – 8 novembre 2018

Mercredi 31 oct 2018

Soutenance de thèse de Fang-Yu Hu : « Evaluation de la forme urbaine face au risque d’inondation. Le cas de Taïpei entre 1895 et 2010 » , sous la direction de Mme Nathalie Lancret et M. Gilles Hubert – Thèse de doctorat en architecture – Université Paris-Est, Ecole doctorale Ville, Transports et Territoires, Equipe de recherche IPRAUS

Lieu : ENSA Paris-Belleville, salle 12, 60 Bd de la Villette, 75019 Paris

Date : jeudi 8 novembre 2018, 9h30

Jury de thèse :

Mme Nathalie Lancret, Directrice de thèse, Directrice de recherche CNRS, à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Belleville.
M. Gilles Hubert, Directeur de thèse, Professeur des universités en Aménagement de l’espace et urbanisme à l’Université Paris-Est Marne, chercheur associé au LEESU.
Mme Catherine Maumi, Rapporteur, Professeur en Histoire et Cultures
architecturales (HCA) à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, HDR.
Mme Magali Reghezza-Zitt, Rapporteur, Maître de conférences en Géographie à l’École Normale Supérieure, HDR, Chercheuse du Laboratoire de LGP (Laboratoire de Géographie Physique de Meudon), UMR 8591.
M. Pierre Clément, Examinateur, Professeur honoraire des Ecoles Nationales Supérieures d’Architecture, HDR, Agence Arte Charpentier Architectes.
M. Marc Erlich, Examinateur, ancien Directeur de projet, ARTELLIA,
Docteur en Sciences techniques.
M. Stéphane Ghiotti, Examinateur, Chargé de recherche CNRS, chercheur du Laboratoire Art-développement, UMR 5281, Université de Montpellier 3.
M. Hong-Yuan Lee (李鴻源), Examinateur, Professeur en Génie civil, National Taiwan University, HDR (Equivalence)

Résumé de la thèse : La question des risques naturels et anthropiques a pris une importance considérable, depuis une quinzaine d’années, dans les sciences du territoire, géographie, urbanisme, architecture et paysage. Plusieurs travaux ont développé les concepts de « risque-territoire » et de « résilience » pour mieux comprendre les relations entre les dynamiques spatiales et les risques. Mais jusqu’à présent, les projets et dispositifs urbains ont peu été traités par la littérature, alors qu’ils constituent un élément essentiel de la réponse face aux risques. En outre, même les projets emblématiques fondés sur le concept de « gestion intégrée » témoignent d’une carence concernant les modèles d’analyse pour prendre en compte la dimension temporelle et spatiale de chaque inondation.
Ce doctorat s’inscrit dans le courant théorique qui entend dépasser une vision « techniciste » pour une gestion intégrée conduisant à « vivre avec le risque d’inondation ». Ce récent paradigme implique de considérer la géohistoire du territoire face aux risques car il est le résultat de pratiques plurielles qui se sont succédées. L’enjeu de la thèse est d’évaluer les interactions entre les dispositifs urbains et les risques d’inondation dans un processus d’urbanisation. Ce travail de recherche aspire à interroger la manière dont la morphologie et la matérialité du territoire participent au renforcement du niveau de sécurité des habitants et de leurs biens face aux risques d’inondation. En s’appuyant sur un outil descriptif, le « système morphologique urbain » (SMU), et un modèle qualitatif d’évaluation, le modèle « matrice 5R-Strates », la thèse se fixe comme objectif de livrer une approche systémique de la résilience du territoire, en s’appuyant sur le cas de la ville de Taïpei, étudiée sur un temps relativement long (1895-2010). Ce terrain d’étude apparaît pertinent parce qu’il a été confronté à des situations de crise en raison de ses caractéristiques géo-climatiques sensibles aux fortes précipitations et parce qu’il a connu une histoire d’aménagements hydrauliques successifs sous différents types de régimes politiques. Il s’agit ainsi de faire converger la discipline de l’architecture urbaine avec celle de l’ingénierie de manière à augmenter les capacités du système urbain face aux risques tout en incluant les aspects spatio-temporels de sa gestion.
Mots clés : morphologie urbaine, gestion intégrée du risque d’inondation, résilience, approche systémique, analyse géo-historique, Taïpei

Pascal Fort

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Gernsheim Study Days « The end of architectural drawings? Representation and construction in the 20th and the 21st century » – Rome (Italy) – November, 21 – 23, 2018

Mardi 30 oct 2018

Website: Gernsheim Study Days 

dont intervention de Elisabeth Essaïan le 22 novembre 2018 à 10h10 :  « Representation tools: replacement or hybridization? The making of the exhibition Lina Bo Bardi: Enseignement Partagés »

Abstract:  In the last decades, the far-reaching diffusion of electronic data processing instruments seems to have supplanted traditional methods of manual drawing and three-dimensional architectural model making. The capturing, planning and visualization of objects and buildings appears to be positively dominated by digital technologies and semi-automatic production methods, ranging from parametric and algorithmic modelling systems and digital recording tools to interactive animations and automatic 2D and 3D printing.

In view of these extensive and pervasive technological developments which appear to highlight an epochal and seemingly irreversible change, the question arises as to whether these new means of representation also reveal an inherent change in the forms of knowledge or, rather, if they do not simply adopt manual and conceptual conventions derived from the architectural drawing tradition. Notably, in the context of construction sites, the communication between the executing and the planning party continues to be linked to the graphical projection, following practices that have been essentially unchanged for centuries.

Pascal Fort

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Journée d’étude “Entre Rome et Las Vegas: la France des années 1980 et la condition postmoderne” – ENSA Paris-Malaquais – 29 novembre 2018

Vendredi 26 oct 2018

Dans le cadre du projet collectif 1989, hors champ de l’architecture officielle, le laboratoire ACS de l’ENSA Paris-Malaquais, et l’ENSA de Lyon, organisent la journée d’étude “Entre Rome et Las Vegas: la France des années 1980 et la condition postmoderne”, qui aura lieu le 29 Novembre 2018,  à l’ENSA Paris-Malaquais – Bâtiment Callot, 1er étage.

Responsabilité scientifique : Benjamin Chavardès &Federico Ferrari
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Comité scientifique : Joan Casanelles, ENSA Lyon, Benjamin Chavardés, ENSA Lyon, Claudia Conforti, Université de Rome Tor Vergata, Federico Ferrari, ENSA Paris Malaquais, Jac Fol, ENSA Paris Malaquais,
Jean-Philippe Garric, Université de Paris I La Sorbonne, Ariela Katz, ENSA Paris-Malaquais, Guy Lambert, ENSA Paris-Belleville
———————————————
Comité d’organisation : Benjamin Chavardés, ENSA Lyon / LAVUE , Federico Ferrari, ENSA Paris-Malaquais / ACS – UMR AUSser, Emma Filipponi, ENSA Paris-Malaquais / ACS – UMR AUSser, Audrey Jeanroy, ENSA Lyon / LAVUE

Programme :

9h30 – Ouverture du colloque,Luc Liogier (directeur de l’ENSAPM), Jac Fol (responsable ACS),Cristiana Mazzoni (responsable UMR AUSser),Benjamin Chavardès, Federico Ferrari

10h00 – Session 1 : France et monde Anglo-saxon, hybridation de modèles
Modération : Federico Ferrari
Discutant : Soline Nivet
Clément Orillard (EUP – Lab’URBA)) : Dunod, l’urbanisme et la traduction des auteurs anglo-saxons
Pierre Chabard (ENSA La Villette – UMR AUSser) : Beaubourg: jardin d’acclimatation du postmodernisme?

Blaise Dupuis (Université de Genève)  : Val d’Europe, nouvelle ville traditionnelle  : formes et normes d’une doctrine transatlantique

Françoise Blanc (ENSA Toulouse),Out of Ordinary, Robert Venturi et Denise Scott Brown, anatomie d’un bâtiment,  l’Hotel du département à Toulouse  
13h – Pause déjeuner
14h30 – Session 2 : Italie-France, identité européenne vs modèle américain ?
Modération : Benjamin Chavardés
Discutant : Françoise Very
Jean Castex [Paris], Saverio Muratori 1910-1973. La longue guerre sur la morphologie urbaine.

Antoine Grumbach [Paris],  Une traversé d’expériences

Léa-Catherine Szacka [The University of Manchester], Lost in Translation? : Échanges France-Italie, de Roma Interrotta à la Biennale de Venise

Lorenzo Ciccarelli (Università di Firenze),Le caméléon à l’écoute: Renzo Piano dans les années 80

16h30 – Table-ronde
Regard rétrospectif : La longue durée des années 1980 ?

Modération : Benjamin Chavardés & Federico Ferrari
Dialogue avec : Antoine Grumbach [Paris],  Dominique Rouillard

Pascal Fort

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