Axe 4 : Architecture et cultures techniques

Recherches en cours

Responsables

Composition de l’équipe 

Membres

  • Dalil Hamani, Maître assistant, ENSA Paris La Villette, chercheur AHTTEP
  • Sophie Descat, Maître assistant, ENSA Paris La Villette, chercheur AHTTEP
  • Leda Dimitriadi, Maître assistant, ENSA Malaquais, chercheur ACS
  • Pascal Duguet, Maître assistant, ENSA Paris La Villette, chercheur AHTTEP

Associés

  • Robert Carvais, Directeur de recherche CNRS, Centre de théorie et d’analyse du droit (UMR 7074)
  • Marie Gaimard, Maître assistant associé, ENSA Paris La Villette, chercheur AHTTEP
  • Emmanuelle Gallo, Architecte, Maître assistant associé, ENSA Bretagne, chercheur IPRAUS
  • Emilie d’Orgeix, Maître de conférence, Université de Bordeaux-Montaigne
  • Denyse Rodriguez-Tomé, Maître assistant associé, ENSA Strasbourg
  • Linnéa Rollenhagen-Tilly, Historienne de l’art, Centre André Chastel

Chercheur invité août 2015 - juillet 2016

  • Réjean Légault, professeur à l’université du Quebec à Montréal

Doctorants

  • Hakima El Kaddioui, « Production et réception de l’ornementation dans l’architecture domestique récente » (co-dir. P. Chabard et V. Nègre)
  • Laurent Koetz, « Louis Auguste Boileau (1812-1896) : une figure d’architecte inventeur au XIXe siècle » (dir. V. Nègre)
  • Yehudi Morgana « Maintenance nightmare » : Histoire de l’entretien des édifices, XIXe-XXe siècles (dir. V. Nègre)

Descriptif de l’axe 

Cet axe thématique transversal formé à l’initiative d’un groupe de chercheurs issus du Centre d’histoire des techniques et de l’environnement du CNAM a pour objectif de fédérer et développer les recherches qui portent sur la technique et la technologie dans le domaine de l’architecture.

Il vise à rassembler les chercheurs, les enseignants-chercheurs et les praticiens (architectes et ingénieurs) des ENSA qui développent une approche matérielle de l’architecture, et plus largement de tisser des liens étroits avec les chercheurs et les praticiens spécialisés dans l’étude des sciences et des techniques. La création de cet axe fait écho au projet de formation d’un réseau parisien des équipes et chercheurs SHS spécialisées dans l’étude des techniques et technologies. L’objectif est de créer une synergie entre les recherches théoriques et finalisées menées à l’intérieur des écoles d’architecture et celle menées dans les universités parisiennes et étrangères en SHS comme en histoire de l’art.

Il s’agit d’abord de développer des réflexions à la croisée de la recherche architecturale d’une part et de l’histoire et de la sociologie des sciences et des techniques de l’autre, autour de thèmes communs tels que l’invention et la création dans les arts et les techniques, la durabilité des technologies, les discours sur la technique, le rôle de l’action dans l’élaboration des savoirs. Dans un monde bouleversé par la place grandissante des techniques, de tels sujets semblent « d’intérêt commun ». À l’heure où construire « durable » est devenu une injonction et où la question de la légitimité des savoirs experts est perpétuellement reposée, la technologie nécessite plus que jamais d’être repensée au regard des enjeux naturels et sociétaux actuels.

Le deuxième objectif, plus spécifique à l’UMR, est de favoriser les recherches permettant d’exploiter les compétences des architectes et des étudiants en architecture dans le domaine des « objets » techniques. Susciter des travaux sur des matériaux et les techniques de construction (anciens et contemporains). De tels travaux sont à la fois nécessaires pour renouveler l’histoire de l’architecture et pour former des praticiens compétents en matière de sauvegarde et de restauration des édifices et des procédés techniques.

Cette approche matérielle de l’architecture a également un rôle à jouer dans l’enseignement de l’architecture et de la « construction ». Dans ce dernier domaine en particulier, l’histoire de la construction – dont l’enseignement s’est largement développé dans les ENSA depuis une décennie – est un outil pour repenser plus largement l’enseignement de ce champ, en articulation avec les approches physico-mathématiques qui ont progressivement évacué (dans le contenu, comme dans les modes pédagogiques) la dimension esthétique puis concrète et matérielle de la construction.