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Architecture Urbanisme Société : Savoirs, Enseignement, Recherche
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[Compte-rendu] Petit séminaire des doctorants de l’UMR Ausser – 23 novembre 2020

Mercredi 02 déc 2020

Le Petit séminaire de l’UMR Ausser, moment de rencontre entre doctorants, est en place depuis 1997.

Il est aujourd’hui repris par quatre doctorantes en première année de thèse : Delphine Bresson, Coline Madelaine, Armelle Ninnin et Alexandrina Striffling.

L’objectif est de permettre aux doctorants des différents laboratoires de l’UMR Ausser de mieux se connaître et d’échanger autour des différents sujets liés à la thèse (méthodologie, questions pratiques, après thèse…).

Le Petit séminaire se veut un moment de partage et d’entraide entre doctorants. Il doit également permettre de stimuler les réflexions au sein de l’UMR, de favoriser l’interaction entre les différents laboratoires et de renforcer le lien avec les chercheurs de l’UMR Ausser.

Le Petit séminaire se tiendra chaque mois, à partir de janvier, durant toute l’année universitaire.

Séminaire du 23 novembre 2020

Ce séminaire a eu lieu en vidéo-conférence via zoom le lundi 23 novembre 2020 à 18h30.

Il était organisé par 4 doctorantes de l’IPRAUS/AUSser :
Delphine Bresson (IPRAUS/AUSser)
Coline Madelaine (IPRAUS/AUSser)
Armelle Ninnin (IPRAUS/AUSser)
Alexandrina Striffling (IPRAUS/AUSser)

Déroulement de la séance :

Mot de bienvenue et présentation des différents dispositifs par André Lortie (directeur de l’IPRAUS/AUSser)
Tour de table : présentation des doctorants présents
Présentation de l’organisation des prochaines séances :
— Actualités (Présentation des événements du moment à ne pas manquer),
— Échanges entre doctorants (première moitié de la séance) : Un temps est mis à la disposition des doctorants pour partager leur travail.
— Présentations thématiques (deuxième moitié de la séance) : La deuxième partie de la séance est consacrée à des apports thématiques, permettant d’approfondir différents sujets relatifs au travail de la thèse.
Attente des doctorants : L’objectif du Petit séminaire est également de recueillir les avis et demandes des doctorants, afin de les transmettre lors des Assemblées Générales et des Commissions Recherche et de proposer des séances adaptées.

Compte-rendu de la séance Accédez au compte-rendu du séminaire du 23 novembre 2020Télécharger

[Publication en ligne] Artefact n°11 : Pannes et accidents, sous la dir. de Guy LAMBERT et Olivier RAVEUX

Mercredi 02 déc 2020

Le n°11 d’ Artefact. Techniques, histoire et sciences humaines est maintenant en ligne : cliquez ici

Il comporte un dossier édité par Guy LAMBERT (IPRAUS/AUSser) et Olivier RAVEUX : « Pannes et accidents (XIXe-XXIe s.). Au  cœur des techniques, de l’économie et de la société».  

Résumé

Les pannes et les accidents des systèmes de production de biens et de services n’ont pas encore retenu l’attention suffisante des historiens. Le fait est d’autant plus surprenant que ces événements ne sont pas rares, mais rythment bien au contraire la marche des techniques et les activités quotidiennes des économies et des sociétés. Ils constituent des crises génératrices d’une documentation aussi abondante que riche d’informations, permettant d’étudier, par un angle d’attaque décalé, des éléments placés au cœur du fonctionnement des systèmes techniques et des organisations qui les animent. C’est ce que se propose de faire ce dossier en plaçant la focale sur diverses thématiques, depuis le quotidien des techniques jusqu’aux relations entre les acteurs en charge des machines et des dispositifs de production.

Appel à contributions // Call for papers | Perspective : actualité en histoire de l’art, Habiter // Inhabiting, vol. 2021-2 (date limite : 10 janvier 2021)

Mercredi 02 déc 2020

Perspective : actualité en histoire de l’art consacre son no2021 – 2 aux manières dont les artistes, les historiens de l’art, ainsi que leurs collègues des disciplines voisines, témoignent des multiples manières d’habiter et d’être habité, et s’emparent de ces questions, à l’heure où, partout sur la planète, des populations entières sont assignées à domicile. Ce thème appelle une diversité d’approches, thématiques autant que disciplinaires. Elles seront les bienvenues, pourvu que les propositions répondent aux lignes éditoriales de la revue. Les regards portés vers l’histoire de l’architecture, de l’urbanisme, du paysagisme et des arts visuels ne sauraient exclure des explorations liées à la muséologie, à l’ethnologie, à l’anthropologie, aux visual studies et aux humanités numériques, ainsi que vers les champs des arts décoratifs et du design, de la mode, des arts de la scène ou du cinéma.    

Appel Accédez à l’appel :Télécharger Informations pratiques

Les propositions (un résumé de 2 000 à 3 000 signes, avec un titre provisoire, une courte bibliographie sur le sujet, et une biographie de quelques lignes) doivent parvenir à l’adresse de la rédaction (revue-perspective@inha.fr) avant le 10 janvier 2021.

Pour en savoir plus, consultez la page de la revue sur le site de l’INHA et parcourez Perspective en ligne ici

[Parution] et soirée de lancement (07 décembre 2020) du livre : « Le siècle de Labrouste. Un élève, un ami, un maître.  » / Jean-Philippe Garric et Marc Le Cœur (dir.), Éditions des Cendres, Décembre 2020

Mercredi 02 déc 2020

« Le siècle de Labrouste. Un élève, un ami, un maître » / Jean-Philippe Garric et Marc Le Cœur (dir.), Éditions des Cendres, Décembre 2020
Accédez au site éditeur : cliquez ici

Soirée de lancement

La revue en ligne Topophile accueillera la présentation de livre collectif Le Siècle de Labrouste. Un élève, un ami, un maître, qui vient de paraître aux éditions des Cendres.
Accédez à l’annonce : cliquez ici

Un artiste hors norme ? Ou l’incarnation même des forces et des contradictions d’une époque puissante et complexe ? À travers treize essais inédits, « Le siècle de Labrouste » analyse cette figure singulière – élève, ami puis maître – de ses origines culturelles, à la veille de la Révolution française, à son legs au seuil des mouvements modernes.

À l’occasion de ce lancement, les auteurs et les directeurs de la publication et plusieurs spécialistes internationaux dialoguent entre eux et répondent aux questions du public.

  • 19h00 : présentation de la soirée ;
  • 19h05 : présentation de l’ouvrage par Jean-Philippe Garric & Marc Le Cœur ;
  • 19h30 : parole aux contributeurs et contributrices, Corinne Bélier, Martin Bressani, Hervé Doucet, Fabienne Doulat, Marie-Agnès Gilot, Sigrid de Jong, Ralph Ghoche, Marc Grignon, Guy Lambert (IPRAUS/AUSser), Natacha Lubtchansky, Caroline Soppelsa, Estelle Thibault (IPRAUS/AUSser)
  • 20h00 : discussion libre et de vive voix avec les invités et le public.

Modération : Martin Paquot & Raphael Pauschitz (rhapsodes de la revue Topophile).

Participation libre, mais inscription obligatoire via zoom : cliquez ici

[Webinaire] 5èmes rencontres du réseau EUNA (Etudes Urbaines Nord-Américaines) : « Les villes nord-américaines sous l’ère Trump » – Réseau Etudes Urbaines Nord-Américaines – Vendredi 11 décembre 2020

Mardi 01 déc 2020
Comités

Comité scientifique : Clément Boisseuil, François Bonnet, Elsa Devienne, Laurence Gervais, Martin Lamotte, Sonia Lehman-Frisch, Pascale Nédélec, Charlotte Recoquillon, Matthieu Schorung

Comité d’organisation: réseau EUNA (Etudes Urbaines Nord-Américaines)

Présentation

L’année 2020 constitue une année clé pour l’Amérique du Nord, et tout particulièrement pour les Etats- Unis : c’est à la fois la fin du mandat du président Donald Trump, et l’année de réalisation du recensement décennal. Ainsi, ce changement de décennie est l’occasion pour les chercheur.es et universitaires de dresser un bilan d’une décennie qui a été marquée par plusieurs événements et phénomènes. Ce colloque permettra d’analyser l’impact des politiques (ou de l’absence politique) de cette administration sur les villes états-uniennes. Ces quatre années ont-elles changé le visage urbain des Etats-Unis, ont-elles simplement accéléré des transformations qui étaient déjà en cours depuis au moins le début de la décennie ? Quelle efficacité certaines formes de résistance ont-elles face aux dynamiques imposées par le haut ?

Informations pratiques

Le colloque se tiendra sous la forme d’un webinaire. Pour obtenir le lien vers la plateforme utilisée, merci de bien vouloir vous inscrire à l’adresse suivante : https://forms.gle/3JbQHeN9ManeXMLE8

Date: vendredi 11 décembre 2020
Horaires: 9h – 16h30
Lieu : en ligne  – inscription: https://forms.gle/3JbQHeN9ManeXMLE8

[Parution] « Formes de la maison : Entre Touraine et Flandre, du Moyen Âge aux temps modernes » / Édité par Étienne Hamon, Mathieu Béghin, Raphaële Skupien, Presses Universitaires du Septentrion, 2020

Mardi 01 déc 2020

« Formes de la maison : Entre Touraine et Flandre, du Moyen Âge aux temps modernes » / Édité par Étienne Hamon, Mathieu Béghin, Raphaële Skupien, Presses Universitaires du Septentrion, 2020, 1 Vol. (288 p.), ISBN 978-2-7574-3177-1

Accédez au site éditeur : Formes de la maison

Résumé

Comment habite-t-on à l’ombre des cathédrales et des châteaux ? Une vingtaine de chercheurs apportent des réponses originales à cette question en montrant, exemples à l’appui, comment on conçoit, construit, occupe, transforme une maison en ville et à la campagne, du XIIe au XXe siècle, dans le nord de la France. Terres d’échanges mais aussi de conflits souvent fatals au bâti ancien domestique, ces régions qui furent à la pointe de l’innovation architecturale retrouvent ici la place qu’elles méritent dans un panorama de la recherche sur la maison ancienne, en particulier médiévale, en plein renouvellement. Ce livre y contribue grâce à la diversité de ses approches qui empruntent à l’histoire, l’histoire de l’art et l’archéologie autant qu’à la littérature et aux cultures visuelles. Il offre au passage, sous la plume des meilleurs spécialistes, un bilan et des perspectives de découverte d’un patrimoine d’une étonnante diversité et adaptabilité à son environnement naturel et humain.

Appel à communications : « Mouvement et perception. La représentation du paysage urbain comme moteur de projet » (date limite : 1er février 2021)

Mardi 01 déc 2020

Le laboratoire de recherche de L’Ecole nationale supérieure d’architecture de Versailles, LéaV, en collaboration avec le Département Architecture et Design (DAD), Ecole Polytechnique de l’Université de Gênes, organise un colloque international qui se tiendra les 18 et 19 juin 2021 à l’ENSA-V (France).

Présentation

Le colloque s’adresse aux architectes, urbanistes, paysagistes, designers, impliqués dans la conception d’espaces urbains de l’échelle du paysage à celle de l’espace intérieur, mais aussi aux historiens, critiques, experts en sciences humaines et sociales engagés dans l’exégèse et l’interprétation critique de ces paysages et dans l’analyse du ressenti et vécu. Le colloque est ouvert également aux contributions d’artistes, photographes, réalisateurs et à ceux qui réfléchissent à la représentation du paysage et explorent le potentiel de la perception visuelle comme moteur du projet.

La question principale que l’on pose ici, à laquelle il est possible de répondre par la présentation d’études de cas, est la suivante : « Comment les différentes formes de représentation d’un paysage urbain, qu’elles soient analytiques (textes, images, schémas) ou artistiques, traduisent-elles la perception visuelle de systèmes en mouvement (espace exploré en mouvement ou espace en mutation sous un regard fixe, qui transmettent un mouvement intérieur à celui qui perçoit), et l’utilisent-elles comme « matière première » pour le projet ? ».

Appel Accédez à l’appelTélécharger Informations pratiques

Les propositions de communication, comportant 10 000 signes, seront rédigées en anglais, français ou italien, accompagnées de 3 images en noir et blanc légendées et d’une courte biographie de(s) auteur(s) (1000 signes). Elles sont à adresser avant le 1er février 2021 à l’adresse mail : leav@versailles.archi.fr

Les propositions sélectionnées seront publiées dans le recueil des actes qui sortira avant le colloque.

Calendrier prévisionnel :

  • 1er février 2021 :  Date limite de réception des propositions de communications.
  • 15 février 2021 :   Sélection des communications et annonce aux intervenants.
  • 15 mars 2021 :     Remise des textes définitifs pour la publication en fonction des remarques qui auront été faites par le comité scientifique.
  • 18-19 juin 2021 :  Rencontres à l’Ensa Versailles (France).

Pour toute demande d’informations, n’hésitez pas à nous contacter :

Réseau PAPier – 7e Séminaire – Formation continue pour les enseignants, doctorants en Architecture, Arts, Paysage, Urbanisme – ENSA Paris Val de Seine – 25 et 26 mai 2021

Mardi 01 déc 2020
Le Réseau PAPier

Les objectifs du réseau :
– Créer un réseau regroupant les institutions organisant des cursus de formation en Architecture, Paysage et Patrimoine
– Débattre, réfléchir et mener des recherches autour de thématiques pédagogiques communes
– Mener des actions concertées et concrètes pour améliorer et promouvoir l’enseignement de l’architecture

Membre UMR AUSser faisant partie des membres fondateurs : Joanne Vajda (AHTTEP/AUSser)

Accédez au site du réseau : PAPier

Présentation

Nous vous invitons à réfléchir à ce qui relie les apprentissages des étudiants, les activités à mettre en place pour les atteindre, les modalités d’évaluation ou encore d’organisation des enseignements.
Comment communiquer entre enseignants et avec les étudiants sur le sens de ce que nous proposons de faire ?
Travailler à la clarification des attentes réciproques permettrait à chacun de se focaliser sur l’essentiel : la cohésion de nos dispositifs qui conduit à la construction d’un programme pédagogique cohérent.
Lors de son prochain séminaire, le Réseau PAPier vous propose de réfléchir une nouvelle fois sur nos pratiques pédagogiques et de les partager.

Pré-Programme Pré-programme 2021Télécharger Informations pratiques

Lieu : ENSA Paris Val de Seine, 3 Quai Panhard et Levassor, 75013 Paris, France
Date : 25 et 26 mai 2021

Inscription : Formulaire en ligne bientôt disponible!

[Visio-Conférence] Soutenance de thèse de Julie André-Garguilo (ACS/AUSser) : « La fabrique de l’architecte extraordinaire : L’Architectural Association School 1964-1983 » – 11 décembre 2020

Lundi 30 nov 2020

Julie André-Garguilo (ACS/AUSser) soutiendra sa thèse  « La fabrique de l’architecte extraordinaire : L’Architectural Association School 1964-1983 », sous la direction de Jean-Louis Violeau et de Pierre Chabard, le vendredi 11 décembre 2020 à 15h30 en visio-conférence.Université Paris-Est, Ecole doctorale Ville, Transports et Territoires, ACS (ENSA Paris-Malaquais)

Lien vers la soutenance : https://youtu.be/OmJxe7B7OLw
Lien vers l’annonce des résultats : https://youtu.be/bJbESyPoGeA

Membres du jury

Christophe Camus, professeur, Ensa de Bretagne, rapporteur
Olivier Chadoin, professeur, Ensa Bordeaux, rapporteur
Irina Davidovici, chercheuse associée, eth Zurich, examinatrice
Paul Landauer, professeur, Ensa Paris-Est, examinateur
Eleonore Marantz, maîtresse de conférences, Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne, examinatrice
Jean-Louis Violeau, professeur, Ensa Nantes, directeur
Pierre Chabard, maître de conférences, Ensa Paris-La Villette, co-encadrant

Résumé de la thèse

Cette thèse sociohistorique étudie les architectes du star-system et les valeurs qui régissent leurs pratiques par le biais d’un terrain d’études où leurs procédés de conception et leurs doctrines sont plus qu’ailleurs mis à jour, explicités, sauvegardés et argumentés : les institutions d’enseignement. Par la sélection d’une institution (l’Architectural Association School) située dans un cadre spatio-temporel précis (l’Angleterre entre 1964 et 1983), ce travail montre les conditions d’émergence institutionnelles, disciplinaires, pédagogiques et socioprofessionnelles d’un modèle d’architecte à la pratique élargie et dont la reconnaissance l’est tout autant. En expliquant la façon dont les rapports sociaux passés participent à modeler l’organisation du champ et ses productions actuelles, cette thèse a vocation à enrichir les connaissances de la théorie de l’architecture, de la sociologie de la profession et de l’histoire des institutions.

[Visio-conférence] Conférence « Alimentation et approvisionnements » – ENSA Paris-Belleville/Institut Paris Région – 8 décembre 2020

Lundi 30 nov 2020

2ème conférence du cycle « L’intranquillité des territoires. Crises, résiliences, basculements. Histoire et cultures de l’aménagement (II) » : « Alimentation et approvisionnements »
Date : 8 décembre 2020 de 10h à 12h.
Cette conférence sera diffusée en mode webinaire et aucune inscription n’est nécessaire, la diffusion sera en libre accès : https://bit.ly/histoire-cultures2

Ce Cycle de conférences est proposé par l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville, L’Institut Paris Region et le comité d’histoire du ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales.

Intervenants
  • Alimenter la ville : ménager les ravitaillements, aménager les espaces, Jean-Pierre Williot, historien, professeur d’histoire économique à Sorbonne Université
  • Le territoire caché des métropoles, Matthieu Calame, agronome, directeur de la Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme (FPH)
  • Le système alimentaire francilien : du champ à l’assiette, Laure de Biasi, ingénieur en agronomie, L’Institut Paris Région
  • Modération : Marc Desportes (Comité d’Histoire des ministères de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires) et Patrick Henry (École nationale supérieure de Paris-Belleville)
Présentation

Nourrir la ville – par essence non autosuffisante – exige de la ravitailler et d’y distribuer les denrées, ce qui intéresse directement l’aménagement. Comment a évolué par le passé l’organisation de ces fonctions ? Quelles sont les dynamiques actuelles ? Peut-on déceler de nouvelles opportunités qui contribueraient à la transition écologique ?Le premier exposé de cette conférence situera ces questionnements dans une perspective historique en s’attachant à une période allant du XIXe au mi-XXe siècle. Le deuxième dressera un bilan de la situation des métropoles actuelles. Il insistera sur l’importance de leurs besoins alimentaires qui exigent la mobilisation des biocapacités de territoires considérables. Enfin, le troisième exposé sera consacré au système alimentaire francilien. Quelles sont les pratiques et les attentes des consommateurs ? Quelle place occupent les filières courtes de proximité, particulièrement plébiscitées ? Analyser ces tendances s’avère crucial pour dessiner un avenir.

Prochaines dates

Conférence 3 : Mardi 9 février 2021 (9 h 30 – 12 h 30) : Echelles de la biodiversité

Conférence 4 : Mardi 9 mars 2021 (9 h 30 – 12 h 30) : Energies et choix stratégiques

Conférence 5 : Mardi 6 avril 2021 (9 h 30 – 12 h 30) : Déchets et métabolisme des villes

Présentation du cycle Présentation du cycleTélécharger

[Visio-conférence] Soutenance de thèse de Nadya Rouizem Labied (AHTTEP/AUSser) : « Modernisation de l’architecture en terre au Maroc 1960-1973: Expérimentations et devenir » – 08 décembre 2020

Lundi 30 nov 2020

Mme Nadya Rouizem Labied (AHTTEP/AUSser) soutiendra sa thèse intitulée “Modernisation de l’architecture en terre au Maroc 1960-1973: Expérimentations et devenir“, effectuée sous la direction de Christian Pédelahore de Loddis, Professeur à l’ENSA Paris La Villette, laboratoire AHTTEP.

Le 08 décembre 2020 à 15h.

Le public pourra suivre en visio via un lien qui sera envoyé sur demande à l’adresse email nlabied@yahoo.fr

Membres du jury

Jana Revedin, Professeure au Blekinge Institute of Technology, Suède
Xavier Guillot, Professeur HDR, ENSAP Bordeaux
Valérie Nègre, Professeure Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Aziza Chaouni, Professeure à la Daniels School of Architecture, Toronto.
Patrice Doat, Professeur émérite ENSA Grenoble.Jean Dethier, Architecte et médiateur culturel

Résumé de la thèse

La modernisation de la filière de l’architecture en terre crue qui date de la fin des années 1970, suite à la crise environnementale, est connue partout dans le monde. Mais cette renaissance d’un matériau vernaculaire a été précédée par une période encore mal connue, sans laquelle cet essor n’aurait pas pu avoir lieu. De nombreuses expérimentations d’architecture en terre crue ont été réalisées dans les pays du sud, le plus souvent par des maîtres d’œuvre européens, pour lutter contre la crise du logement. Au Maroc, c’est au début des années 1960 que commence la modernisation de la terre crue en architecture. Alain Masson , ingénieur français directeur des Travaux Publics de Marrakech, construit en 1962, dans le quartier Daoudiate, 2750 logements économiques en brique de terre compressée ; il réalise ensuite deux cents logements en pisé à Ouarzazate en 1967 en collaboration avec Jean Hensens , architecte belge, puis quatre cents logements en brique de terre en 1969 à Berkane, au nord-est du Maroc. Ces trois projets se sont inspirés des techniques traditionnelles locales mais ont modernisé le matériau, l’outillage et le chantier. Ces expérimentations restent peu étudiées par les chercheurs. C’est pour combler cette lacune que nous avons effectué cette recherche, afin de donner à voir comment des savoir-faire anciens transmis par la tradition locale ont été réinventés par des maîtres d’œuvre européens dans un contexte de décolonisation. Grâce à l’exploitation d’archives inédites dispersées entre la France, le Maroc et la Belgique, croisée avec un travail de terrain et des entretiens avec les acteurs de l’architecture en terre, notre travail porte un regard critique sur ces opérations, afin d’en relever des exemplarités, et d’en dégager des enseignements, qui nous apparaissent utiles et pertinents dans le contexte actuel de transition environnementale.
Mots clés : Modernisation de la terre crue ; transferts techniques ; expérimentation architecturale ; béton de terre stabilisée ; auto-construction.

The modernization of the raw-earth architecture sector dating back to the late 1970s, following environmental crisis, is well known over the world. But the period before the revival of this vernacular material has remained relatively unexplored. Many experiments in raw earth architecture have been carried out in the developing countries, most often by Europeans, as a solution to the housing crisis.

In Morocco, it was actually in the early 1960s that the modernization of the raw-earth in architecture began. Alain Masson, French engineer director of Public Works in Marrakech, built in 1962 in the Daoudiate district 2,750 economic dwellings in compressed earth blocks, he then built 200 rammed earth dwellings in Ouarzazate in 1967 in collaboration with Jean Hensens, a Belgian architect; then 400 dwellings in compressed earth blocks, in 1969 in Berkane, in the North East of Morocco. These three projects were inspired by local traditional techniques but modernized the material, the tools and the construction methods.

These experimentations remain little studied by researchers today. As such, our study proposes to fill this gap, our objective is to understand how ancient skills transmitted by local tradition have been reinvented by Europeans in a decolonized country. Through the exploration of new archives scattered between France, Morocco and Belgium, crossed with field work and interviews with actors of earthen architecture in the three countries, our research will have a transnational approach, and an interdisciplinary research methodology. We will take a critical look at these projects, in order to highlight exemplarities, and draw lessons, which could be very useful in the current context of the environmental transition.Keywords : Modernization of raw earth- transfer of techniques- experimentation in architecture- stabilized earth concrete- aided self-help housing programs.

[Parution] Lettre n°90 du 27 novembre 2020 « Les nouveautés du Carnet de l’UMR AUSser »

Vendredi 27 nov 2020

La lettre n°90 « Les nouveautés du Carnet de l’UMR AUSser » est parue : Cliquez ici

Vous y trouverez les nouveautés (appels, événements, publications) repérées et publiées sur le carnet de veille de l’UMR AUSser.

Retrouvez aussi l’UMR AUSser sur : FacebookLinkedinHal AUSsersite internet et Portail documentaire.

La prochaine lettre paraîtra le jeudi 17 décembre 2020.

Portez vous bien.

[Visio-conférence] Colloque « Espaces à saisir : Interstices et communs urbains. La ville à l’épreuve de l’interdisciplinarité » – Université de Tours – 10 et 11 décembre 2020

Jeudi 26 nov 2020

Le colloque aura lieu en visio-conférence. Le lien sera communiqué prochainement.

Accédez au site pour prendre connaissance des organisateurs, programme, présentation : cliquez ici

Présentation générale

Dans le cadre de l’axe « villes et études urbaines » de la Maison des sciences de l’Homme Val-de-Loire, un groupe de chercheuses et chercheurs relevant de différentes disciplines et de plusieurs laboratoires se propose d’organiser un colloque international intitulé « Espaces à saisir : Interstices et communs urbains ». Le but de ce colloque consiste à échanger sur les méthodes et les cadres théoriques dont les différentes disciplines de sciences humaines et sociales disposent pour étudier ces espaces, en alternant conférences plénières et sessions thématiques. Toutes les villes, depuis leur origine, comprennent des lieux ambigus, à la fonction ou au statut incertains ; des lieux qui brouillent et questionnent les limites instituées, interrogent la distinction public/privé, le rapport centre/périphérie. L’étude de la « fabrique » de la ville se focalise sur les processus de production formelle, orchestrés par les pouvoirs publics. Elle s’intéresse peu aux espaces interstitiels, périphériques, délaissés, disqualifiés, en attente d’assignation et aux processus d’appropriation collective dont ils peuvent être l’objet. Ces lieux méritent pourtant notre attention. Qu’ils soient vides ou occupés, bâtis ou non, ces lieux sont convoités, menacés, occupés… Ils peuvent (re)devenir communs ou cesser de l’être. Espaces à prendre, ils sont donc aussi à saisir intellectuellement. Car ces lieux participent depuis toujours à la transformation des villes et invitent à porter sur elles un regard attentif aux dynamiques informelles, aux régulations qui procèdent de l’usage, mais aussi à des processus d’institutionnalisation qui échappent à l’Etat. Ils sont aussi une voie heuristique pour confronter les regards disciplinaires relatifs à la ville : approches historique, sociologique, géographique, juridique, littéraire, philosophique…

Programme

Accédez au programme : cliquez ici

Contribution membre UMR AUSser

Kawtar Samih (AHTTEP/AUSser) : « Les interstices habités à Casablanca : l’ordre et la variété des espaces »
Notre recherche offre la possibilité de saisir un ensemble de dynamiques et de mutations architecturales, urbaines et territoriales dans l’entre-deux de la périphérie de la ville de Casablanca. Elle appréhende les lignes de tension et d’ambivalence entre l’espace informel bidonvillois et l’espace réglementaire de relogement. Le lieu réflexif de notre analyse, son espace-temps est celui de l’habiter. L’objectif est de révéler des espaces interstitiels contextualisés, pour ainsi déterminer dans quelles mesures cela participe à la formation de la métropole de Casablanca et au développement de l’habitat populaire local.

[Visio-conférence] Cycle de conférences François Ascher – 17 décembre 2020, 13 et 27 janvier, 10 et 24 février, 10 mars 2021

Jeudi 26 nov 2020

Ce cycle est organisé par le Plan urbanisme construction architecture, Ministère de la Transition écologique, Ministère de la Cohésion des territoires et des relations aux collectivités territoriales ; l’Institut pour la ville en mouvement, Vedecom ; l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Clermont-Ferrand ; l’Ecole d’urbanisme de Paris ; la revue Urbanisme.

Inscriptions en ligne à ce lien :
https://framaforms.org/cycles-de-conferences-francois-ascher-1605605251

Programme

Alain Bourdin, 17 décembre 2020 à 17h30 : François Ascher, portrait d’un monde hypermoderne

Jean-Marc Offner, 13 janvier 2021 à 14h30 : Pour un nouveau compromis urbain

Danilo Martuccelli, 27 janvier 2021 à 14h30 : Les individus face à l’insaisissable époque contemporaine

Jean-Louis Cohen (IPRAUS/AUSser), 10 février 2021 à 14h30 : Villes parallèles : l’interurbanité entre hier et demain

Pierre Veltz, 24 février 2021 à 14h30 : Quelle démocratie pour la société hypermoderne ?

Dana Diminescu, 10 mars 2021 à 14h30 : Individu hyperconnecté et nouvelles formes d’exclusion

Présentation

Le sociologue et urbaniste François Ascher, disparu en 2009, a pointé très tôt l’apparition de la « métapole », les mécanismes liant mobilité et urbanisation, la ville territoire en attente de projets. Penser les transformations structurelles de la société contemporaine est au cœur de ses travaux. Il a développé la thèse de l’hypermodernité : non la fin de la modernité ou du capitalisme, ou de la ville, mais au contraire leur « exagération », leur « radicalisation ».

En 2007, il analysait comment l’écologie ouvrirait des possibilités de rebond grâce à de nouvelles « marchandises écologiques », les cleantech, pouvant permettre à la société actuelle de durer, et les nouvelles techniques énergétiques comme alternatives aux changements des modes de vie ou aux changements dans les conceptions urbanistiques. Ses analyses portent aussi bien sur la vie quotidienne que sur la constitution de la société ou l’organisation de l’espace.

Pandémie, confinement, télétravail, abandon des métropoles, « troisième révolution industrielle », interrogations sur la démocratie et sur la solidarité sociale. Rien de tout cela n’est nouveau dans l’histoire récente – et même ancienne – de l’humanité. Aujourd’hui la vitesse, dont celle de la propagation des virus, les technologies numériques, l’enjeu majeur des bouleversements climatiques changent tout : nous entrons véritablement dans la « troisième modernité ». François Ascher décrivait et théorisait cette société hypermoderne. Il nous a laissé un ensemble d’analyses et de propositions qui peuvent enrichir les débats actuels. C’est avec l’objectif de confronter cette œuvre au présent que nous avons décidé de réorganiser le séminaire que nous voulions lui consacrer en l’adaptant au confinement. Le coup d’envoi du nouveau dispositif sera donné sur internet à la date prévue pour le séminaire : le 17 Décembre 2020 avec une conférence introductive d’Alain Bourdin à 17h30.

[Parution] « Construire un nouveau Nouveau monde – L’Amerikanizm dans l’architecture russe » / Jean-Louis Cohen, Editions de la Villette, novembre 2020

Jeudi 26 nov 2020

« Construire un nouveau Nouveau monde – L’Amerikanizm dans l’architecture russe » / Jean-Louis Cohen, Editions de la Villette, novembre 2020, 1 Vol. (543 p.), EAN 978-2375560334

Présentation

Loin de l’idée reçue de deux blocs définitivement hostiles et étanches l’un à l’autre, l’ouvrage montre l’intensité et la persistance insoupçonnée des transferts culturels entre les États-Unis et la Russie.

Décrié ou désiré, l' » américanisme  » – entendu comme le produit d’une influence culturelle des États-Unis – a été généralement étudié dans le contexte occidental. Or, on le sait moins, le phénomène a également touché la Russie, tzariste d’abord, soviétique ensuite. Dans ce livre, et l’exposition qu’il accompagne au Centre canadien d’architecture à Montréal (nov. 2019 – août 2020), Jean-Louis Cohen dresse un magistral tableau de cet amerikanizm en Russie sur une période de 130 ans : depuis le début des années 1860, marqué par l’abolition du servage et la modernisation industrielle du pays, jusqu’au début des années 1990 avec le démantèlement progressif de l’Urss. Privilégiant les épisodes architecturaux et urbains de cette histoire, l’auteur sait les articuler avec les autres domaines de la culture savante (littérature, cinéma, arts visuels, musique) et populaire (publicité, illustration, production industrielle).

[Visio-conférence] Soutenance de thèse de Nicola Navone : « De « province endormie » à « périphérie cultivée ». L’architecture au Canton Tessin entre 1945 et 1970. » – 1er décembre 2020

Mardi 24 nov 2020

Le LéaV, laboratoire de recherche de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles et l’Ecole doctorale Sciences sociales et Humanités vous font part de la soutenance de Monsieur Nicola Navone autorisé à présenter ses travaux le mardi 1er décembre à 14h30, en vue de l’obtention du Doctorat en architecture, aménagement de l’Université Paris-Saclay, préparé à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles : « De « province endormie » à « périphérie cultivée ». L’architecture au Canton Tessin entre 1945 et 1970. »

Soutenance dématérialisée :
https://us02web.zoom.us/j/83034462067?pwd=d0ptWHhPblJSOUlLUXJxMStDWXEzQT09

Membres du jury

M. Paolo AMALDI, PR2, Université Paris-Saclay GS Humanités et Sciences du Patrimoine , FRANCE – Directeur de thèse
Mme Valérie NÈGRE, Professeur des Universités, Université Paris 1-Panthéon Sorbonne, AHTTEP/AUSser, FRANCE – Rapporteur
Mme Estelle THIBAULT, Maître de conférences (HDR), ENSA Paris-Belleville, IPRAUS/AUSser, FRANCE – Rapporteur
M. Valéry DIDELON, Professeur, ENSA Normandie, ACS/AUSser, FRANCE – Examinateur
M. Philippe POTIÉ, Professeur, Université Paris-Saclay GS Humanités et Sciences du Patrimoine, FRANCE – Examinateur
M. Bruno REICHLIN, Professeur émérite, Institut d’Architecture de l’Université de Genève, SUISSE – Examinateur

Résumé de la thèse

Il est généralement reconnu que les années cinquante marquent les débuts de l’affirmation de l’architecture moderne au Tessin, canton suisse de langue italienne : une Modernité qui, dans ses différentes déclinaisons, dépasse ce caractère pionnier et épisodique qui avait dominé les années précédant la seconde guerre mondiale. Cette décennie et la suivante restent cependant un terrain d’enquête peu fréquenté. Cette thèse doctorale sur travaux se propose d’éclaircir par le biais d’études de cas exemplaires, les échanges et les interactions qui se déploient dans une région de frontière également exposée aux influences culturelles rayonnant de Milan et de Zurich. La méthodologie qui a orienté les travaux ici présentés, fait appel à l’analyse génétique et intertextuelle des architectures convoquées, qui sont autant d’approfondissements ciblés sur l’œuvre de Rino Tami (1908-1994), Aurelio Galfetti (1936), Flora Ruchat-Roncati (1937-2012), aussi bien que sur des personnalités cruciales (et jusqu’à présent peu étudiées) comme Peppo Brivio (1923-2016) et Tita Carloni (1931-2012) ; ce dernier protagoniste, avec Franco Ponti (1921-1984), du courant « organiciste ». Bien que manifestant la persuasion qu’un jugement critique sur l’architecture au Tessin, dans la période considérée, ne pourra être formulé qu’après avoir analysé un vaste ensemble d’œuvres et de projets, la thèse propose, dans les Conclusions, cinq points qui ont qualifié le débat et la pratique architecturale au Tessin: l’attention au rapport avec le site ; la valeur territoriale de l’œuvre d’architecture ; le rôle ordonnateur de la géométrie ; l’attention au détail constructif et la centralité du chantier ; le projet comme forme de critique et la pratique de l’architecture comme engagement civil.

[Visio-conférence] Soutenance de thèse de Nesrine AZIZI : « Architecture et urbanisme modernistes en fin d’Empire : Le cas de la reconstruction de Bizerte par Bernard Zehrfuss entre Empire colonial et Union Française (1943-1947) » – 26 novembre 2020

Mardi 24 nov 2020

Soutenance de thèse en visioconférence (CapVisio) de Nesrine AZIZI : « Architecture et urbanisme modernistes en fin d’Empire : Le cas de la reconstruction de Bizerte par Bernard Zehrfuss entre Empire colonial et Union Française (1943-1947) »

Université Paris-Est
Ecole doctorale « Ville, Transports et Territoires »
IPRAUS/AUSser

Date : 26 novembre 2020 à 14h en visioconférence (CapVisio)

Membres du jury

Karen Bowie (directrice de la thèse), Pr HDR, ENSA Paris La Villette
Jean-Pierre Frey, (Examinateur), Pr HDR Émérite, École d’Urbanisme de Paris, Université Paris-Est Créteil.
Hélène Vacher, (Rapporteure), Pr HDR Emérite, ENSA Nancy.
Gilles-Antoine Langlois, (Rapporteur), Pr HDR, ENSA Paris – Val de Seine.
Benoît Pouvreau, (Examinateur), Docteur en histoire de l’architecture, Chargé de Mission Service Patrimoine Culturel Conseil General Seine Saint-Denis.

Résumé de la thèse

Réinscrivant la Tunisie dans l’histoire du Second Empire Colonial Français dans sa phase finale, cette thèse s’intéresse à la reconstruction, sous l’égide de l’architecte français Bernard Zehrfuss, de la ville militaire de Bizerte à l’ère du démantèlement de l’Empire colonial français. Elle ambitionne de lever le voile existant  sur  une  reconstruction  moderniste  élaborée  au  nom  de  l’Empire, paradoxalement au moment même de son déclin. Malgré son importance, cette reconstruction n’est mentionnée que relativement rapidement dans l’historiographie. Elle est pourtant une question d’Empire, et comme Albert Laprade l’écrira bien dans l’Architecture d’Aujourd’hui en 1945, elle déborde le cadre de la Tunisie. Elle serait selon plusieurs auteurs la cause de la fin de la mission de Zehrfuss en Tunisie. Pour cerner les contours de cette reconstruction, nous avons procédé à une enquête croisant une partie des archives du Service d’architecture et d’urbanisme disséminées entre les Archives Nationales de Tunisie et différents fonds d’archives conservés à l’Institut Supérieur de l’Histoire du Mouvement national en Tunisie, avec d’autres fonds d’archives conservés en France, notamment, aux Archives Nationales de Pierrefitte- Sur- Seine, les fonds de l’ENA et le fonds d’E. Claudius Petit. Ces documents nous ont permis d’éclairer les mécanismes de cette reconstruction à travers les péripéties du processus de fin d’Empire que nous divisons en deux phases : le temps de l’Empire et le temps de l’Union française. Au temps de l’Empire ce projet de ville impériale prend toute sa légitimité et frappe par la magnificence et la grandeur des plans d’urbanisme moderne conçus spécialement par Zehrfuss, malgré un contexte de crise économique et de pénurie de matériaux. Derrière ce que nous avons appelé l’idéologie de l’ostentatoire, se dessine un projet politique qui, par le biais de cette reconstruction, cherche à intimider et à se faire craindre, dans un contexte marqué par une  perte  d’autorité,  un  possible  établissement  de  l’A.M.G.O.T  (Allied Military Government of the Occupied Territories), et la montée du nationalisme tunisien depuis l’invasion allemande. Il n’en est pas de même à partir d’octobre1946, date officielle de la fin de l’Empire et de la création de l’Union française. Cette nouvelle phase de la vie du Second Empire Colonial Français, coïncide avec un revirement notable dans la politique de l’ostentatoire, désormais considérée comme obsolète et contre-productive, voire dangereuse. Rendant caduc à terme l’existence du Protectorat et par ricochet inutiles pour la France de lourds investissements pour le projet de la ville de Bizerte, dans un pays promis à l’indépendance, l’Union française, point de basculement, sera à l’origine d’une nouvelle doctrine plus pragmatique. Cette doctrine se veut dans l’apparence, être plus humaine et se rapprocher le plus possible des doléances des sinistrés, mais ne fait en réalité que concrétiser la politique du retrait impérial. Il s’agissait pour les autorités françaises de se délester de la politique de prestige opérée au temps de l’Empire afin d’assurer à Bizerte, dans une démarche on ne peut plus pragmatique, l’imprescriptibilité du droit de la France sur la base militaire et ce même dans une perspective d’une Tunisie indépendante. L’étude montre alors comment le projet d’urbanisme de Bizerte s’est finalement façonné en fonction de cette nouvelle doctrine et de ce nouveau contexte  géopolitique,  mais  aussi  des  enjeux  d’intérêts industriels, économiques et sociaux. Contexte qui a finalement contraint la France à revoir ses ambitions et par conséquent à rétrécir, puis à geler et enfin sacrifier le projet de reconstruction de Bizerte mettant ainsi en porte – à – faux les projets grandioses d’urbanisme conçus par Zehrfuss.

[Parution en ligne] Moussons n°36, 2020 : « Le champ patrimonial et sa fabrique urbaine en Asie du Sud-Est » / Sous la direction de Adèle Esposito Andujar, Charles Goldblum et Nathalie Lancret (IPRAUS/AUSser)

Lundi 23 nov 2020

Le n°36 de la revue Moussons vient de paraître : « Le champ patrimonial et sa fabrique urbaine en Asie du Sud-Est » / Sous la direction de Adèle Esposito Andujar (IPRAUS/AUSser), Charles Goldblum (IPRAUS/AUSser) et Nathalie Lancret (IPRAUS/AUSser)

Accédez à la revue en ligne : Moussons n°36

Présentation de ce numéro

Lieux d’inscription des sociétés humaines dans la durée, les villes présentent aussi ce paradoxe d’être, dans la modernité, lieu et vecteur du changement. À cet égard, l’idée de protection du « patrimoine urbain » entretient une relation complexe avec les forces de transformation, voire de destruction, qui agitent les villes contemporaines.

Concernant l’Asie du Sud-Est, c’est d’abord sous les auspices de l’archéologie et de la monumentalité que les objets et espaces bâtis ont été sélectivement reconnus comme patrimoine. Cependant, depuis les années 1980, le domaine relatif au patrimoine bâti s’est ouvert aux centres anciens des villes vivantes et, plus récemment, à la dimension villageoise et paysagère des territoires environnant les grands sites archéologiques. En phase avec l’évolution des conceptions du patrimoine promues par l’UNESCO et à la faveur des politiques de mise en valeur touristique des territoires, la diffusion des conceptions et des pratiques du patrimoine à l’échelle de l’Asie du Sud-Est se traduit par la mise en place de nouveaux dispositifs institutionnels, techniques, langagiers aussi – objets de débats sur fond d’effacement des traces des centres et sites historiques au profit des transitions urbaines. L’Asie du Sud-Est présente ainsi un contexte particulièrement approprié pour mener une réflexion sur la constitution du champ patrimonial dans ses dimensions territoriale et urbaine, ses tendances et ses tensions, sans négliger ses ambiguïtés.

Tel est l’objet des six articles composant le dossier thématique, ceux-ci gravitant autour des thèmes suivants : Le patrimoine en situation de projet ; Les mots du patrimoine à l’épreuve de la traduction ; Acteurs, « passeurs » et démarches participatives.

Enfin, deux articles bouclent ce numéro avec la rubrique « Varia » : l’un porte sur l’introduction et la répression du communisme au Siam entre 1920 et 1930 et l’autre sur les relations État-population rurale dans les projets de développement au nord du Vietnam.

Sommaire Introduction Varia Comptes rendus



[Parution en ligne] Revue RITA n°14 (2020) (revista indexada de textos académicos)

Vendredi 20 nov 2020

Le n°14 de 2020 de la revue RITA (Revista Indexada de Textos Académicos) est paru.

Accédez au numéro en ligne : RITA n°14

Contribution membre UMR AUSser

Luis Burriel Bielza (membre associé IPRAUS/AUSser) : Cocinando en Villa Dall’Ava. Dispositivos arquitectónicos en el programa doméstico de OMA

Résumé de l’article : A pesar de su escala y reducido presupuesto, la Villa Dall’Ava, concebida y construida entre 1984 y 1991 constituye un verdadero crisol de experiencias y de exploraciones, no sólo relacionadas con el espacio doméstico, sino también con otras nociones que se integrarán en proyectos de mayor escala como “territorio”, “paisaje” o “estructura”. A tenor de su posición en el nivel de planta baja, la cocina aparece como un elemento aislado, segregado. Sin embargo, una vez activada a través de los rituales diarios cotidianos, nos percatamos de su hiperconectividad. Es a la vez un espacio de uso y de transición, dotado de una condición estática y dinámica que adquiere verdadero valor al comprobar que ese mismo estatus se reproduce en otras viviendas, a pesar de una definición formal completamente diferente. Este artículo trabaja con dos herramientas. La primera, la documentación original del proyecto perteneciente al archivo O.M.A. Rotterdam. La segunda, el dibujo, dejando la palabra en un segundo plano, minimizando su presencia. Queremos proponer una reflexión que vaya más allá del tema concreto y que trate de desarrollar mecanismos de investigación, comprensión y discusión al interior de nuestra disciplina, y que nos permitan aprovechar nuestra formación intrínseca como arquitectos diseñadores.

[Parution] Re-vue Malaquais n°6 : « Des féminismes en architecture », Beaux-Arts de Paris éditions, novembre 2020

Vendredi 20 nov 2020

Le no.6 de la Re-vue Malaquais, porté par le labo ACS, intitulé « Des féminismes en architecture » vient de sortir.
Beaux-Arts de Paris éditions, novembre 2020, ISBN : 978-2-84056-806-3

Il est dirigé par Stéphanie Dadour (ACS/AUSser).

Contribution membres UMR AUSser
  • Stéphanie Dadour (ACS/AUSser) : Introduction : architecture et féminisme. De la théorie critique à l’action
    Qu’entend-on par « architecture féministe » ? Une manière inclusive et critique d’approcher le projet et non une « sensibilité » spécifique. p. 9-23
  • Leda Dimitriadi (ACS/AUSser) : Femmes architectes dans l’avant-garde soviétique. La formation et l’oeuvre de Lydia Komarova
    Le parcours professionnel d’une étudiante des Vhoutemas témoigne de la relative ouverture aux femmes de l’architecture dans la Russie des années 1920. p. 24-36
Présentation

La sixième livraison de la Revue Malaquais, publiée pour la première fois par Beaux-Arts Editions, est consacrée à un thème d’actualité à l’ère du mouvement « Metoo » : la place des femmes en architecture, que ce soit au sein de la sphère privée ou de l’espace public, mais aussi de la profession, de l’enseignement ou de la recherche en architecture.

Dirigé par Stéphanie Dadour, enseignante à l’école nationale supérieure de Grenoble puis de Paris-Malaquais, ce numéro est intitulé Des féminismes en architecture. L’usage du pluriel entend refléter la richesse des thématiques et des postures abordées, mais aussi la diversité des manières de s’interroger sur les questions de genre, dans des perspectives qui peuvent relever de la théorie, de la pratique, voire du militantisme.

Existerait-il une manière de faire de l’architecture « féministe » qui puisse échapper aux stéréotypes de genre ? Peut-on l’enseigner ? Plus modestement, comment sensibiliser les étudiants à la place spécifique des femmes ou des minorités dans l’espace ? Quelles leçons tirer de l’évolution de la profession, notamment dans ses rapports avec les autres métiers du bâtiment et de l’aménagement ?

Comment penser des dispositifs architecturaux plus inclusifs ?

Les neuf auteurs de ce numéro déploient des points de vue contemporains ou historiques ; architectes, enseignants ou étudiants, ils abordent des situations française, russe, nord-américaine, italienne, autrichienne et australienne. Leurs propos sont amplement illustrés de photographies et documents graphiques.

Sommaire Sommaire de la revue Malaquais n°6Télécharger

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