Actualités du carnet de veille d'AUSser

S'abonner à flux Actualités du carnet de veille d'AUSser
Architecture Urbanisme Société : Savoirs, Enseignement, Recherche
Mis à jour : il y a 11 min 23 sec

Journée d’étude “Transparence et légèreté en architecture” – ENSA Paris-Malaquais – Jeudi 21 avril 2022

Dimanche 17 avr 2022

La IIIe Journée d’étude d’histoire de la construction GSA/ENSAPM  “Transparence et légèreté en architecture. Façades, murs rideaux, enveloppes intelligentes, 1790-2025” aura lieu à l’ Amphithéâtre d’honneur – ENSBA (Paris) le jeudi 21 avril 2022.

Cette 3e journée d’étude d’histoire de la construction est organisée par le laboratoire GSA de l’ENSA Paris-Malaquais, sous la responsabilité de Matteo Porrino, maître de conférences HDR. Les neuf conférences au programme porteront sur la transformation des façades des édifices entre la fin du XVIIIe et le début du XXIe siècle, à destination d’un public d’étudiant·e·s, doctorant·e·s, chercheur·e·s des écoles d’architecture et d’ingénieurs et, plus largement, des membres de la communauté académique parisienne.

Accédez à l’annonce : Transparence et légèreté en architecture

Intervenants

Henry Bardsley, Jean-François Belhoste, Anna Maria Bordas, Karen Bowie (membre AHTTEP/AUSser), Anne-Laure Carré, Hugh Dutton, Hisham Elkadi, Nadja Gaudillière, Boris Hamzeian, Raphaël Ménard, Miquel Peiro, Matteo Porrino, Marie Roger-Chantin.

Programme

Accédez au programme : Transparence et légèreté en architecture

[Parution en ligne] Revue “Arpenter, traversée des villes et des idées en Seine-Saint-Denis” n°2, avril 2022

Mercredi 13 avr 2022

Le numéro 2 de la revue Arpenter, revue numérique développée par le IN Seine-Saint-Denis (marque territoriale du Département de la Seine-Saint-Denis) est paru.

Accédez au numéro en ligne : Arpenter n°2

Sommaire

Qui est la carte blanche ?     > Le collectif YA+K
ARPENTER
In Situ, c’est quoi le ciment ?     > Réponse de la carte blanche: “le ciment, un terme complexe”
     > Écho du territoire: “Caravana Obscura, prendre le temps de la mutation” avec Lolita Bourdet
     > L’œil du contributeur: Arthur Crestani, photographe
ARPENTER
Échanges sur l’échangeur     > Échange #1: YA+K et Marc Armengaud, sur l’échangeur de Bagnolet
     > Échange #2: Pascal Nicolas Le Strat, Travail du commun et expérimentations politiques, échangeur d’Aubervilliers
     > Échange #3: dans l’œil de Laure Vasconi, échangeur d’Aulnay-sous-bois
ARPENTER
Quel genre d’arpenteur êtes-vous ?     > L’œil du contributeur: Street Press rencontre Elizabeth Medouni – Saint-Denis Rides
     > Réponse de la carte blanche: ” Nous sommes des arpenteur.se.s qui adoptons le présent et cuisinons avec les restes…”
     > L’œil du contributeur: “La fête, une énergie renouvelable”, par Arnaud Idelon pour Enlarge Your Paris
     > L’œil du contributeur: Plongeons dans Hip-hop 360 avec François Gautret, par Wael Sghaier
ARPENTER

Nouveaux communs, ciment fertile
     > Écho du territoire: “Oui le ciment est fertile” avec la DNPB
     > L’œil du contributeur: “Nos trottoirs, nouveaux communs”, par l’équipe CNRS
     lauréate de Devenir(s) 2030
     > L’œil de Stéphane Troussel, président du Département
     > L’œil du contributeur: “Le ciment, héritage matériel et culturel de la Seine-Saint-Denis”, par Quatorze et Bellastock
ARPENTER
Art’chitecture et patrimoine     > Parole à la carte blanche: expression écrite illustrée par Bascop
     > Écho du territoire: “Recyclage à tous les étages dans la construction durable made in Seine-Saint-Denis”
     > L’œil du contributeur: La Maison Coignet par Enlarge Your Paris
     > En bref: Le clocher de l’église de Villemomble par Emmanuelle Jacquot
ARPENTER

Regards d’Europe     > Vu d’Allemagne, par Erik Gongrich et Rodney LaTourelle
     > Vu de Grèce, d’Eleusis avec Elefterios Kechagioglou
     > Vu de Seine-Saint-Denis, Croatie et Bulgarie, avec Gongle, la coopérative d’urbanisme culturel Cuesta et la DCPSL
ARPENTER
Actus – aller plus loinARPENTER

Contribution membre UMR AUSser

“Nos trottoirs, nouveaux communs” / Equipe CNRS, consultation Seine-Saint-Denis 2030

L’appel à projets international « Seine-Saint-Denis 2030 » lancé par le Département fin 2019 a permis d’engager un processus de réflexion autour d’un futur désirable pour le territoire. L’équipe lauréate portée par le lab UMR « Architecture Urbanisme Société » du CNRS nous propose de repenser nos trottoirs et routes départementales comme des supports de solidarité et de reconquête. (Extrait du site)

Accédez à l’article en ligne : Nos trottoirs, nouveaux communs

[Parution] “Commune frugale : la révolution du ménagement” / Mouvement pour une frugalité heureuse, Actes Sud, mars 2022

Mercredi 13 avr 2022

“Commune frugale : la révolution du ménagement” / Mouvement pour une frugalité heureuse, Actes Sud, mars 2022, 1 Vol. (128 p.), ISBN : 978-2-330-16365-5

Accédez au site éditeur : Commune frugale

Sommaire

Avant-propos ………………………………………….. 11
Introduction. Vers la commune frugale …….. 13
Voir, dire, faire ……………………………………….. 23
Faire de la crise une aubaine …………………. 24
Nous impliquer : le désaccord fécond et l’intelligence collective ……………………. 31
Contenter / Ne plus consommer ………………. 41
Faire avec moins ………………………………….. 42
Technique frugale plutôt que high-tech ……. 53
Ménager / Ne plus aménager ……………………. 61
Changer de posture ………………………………. 62
Faut-il construire ? ……………………………….. 69
Épargner la terre. Soigner des territoires à biodiversité active ………………………….. 84
Le territoire fertile de la frugalité ………………. 938
Annexes …………………………………………………. 97
Manifeste pour une frugalité heureuse et créative ……………………………………….. 97
Label “Bâtiment frugal bordelais” …………… 103
Bruded ……………………………………………….. 104
Les groupes ………………………………………….. 106
Notes …………………………………………………….. 109
Les auteurs …………………………………………….. 117

Rencontre à la librairie Volume Rencontre avec le Mouvement pour une frugalité heureuse et créative.

le Jeudi 14 AVRIL à 19H30 à la librairie Volume, 47, rue Notre-Dame de Nazareth, Paris 3


à l’occasion de la parution récente de COMMUNE FRUGALE

Le mouvement pour une frugalité heureuse et créative, initié notamment par des architectes et des urbanistes, milite activement pour une refonte totale de notre rapport à l’aménagement du territoire qui, jusqu’à présent, dans une logique de croissance matérielle, a gaspillé une grande part des ressources naturelles du globe, détruisant par la même occasion la biodiversité et certaines communautés et cultures humaines. Il s’agit dès lors de sortir de cette logique productiviste de l’aménagement à tout va des territoires pour promouvoir à l’inverse un ménagement prenant soin des ressources et des vivants, humains et non-humains. L’unité fondamentale de ce nouveau paradigme est la commune, échelle à laquelle les auteurs estiment que peut s’exprimer au mieux l’intelligence collective.

Présentation publique de la plateforme “Architecture et précarités” – Maison de l’architecture d’IDF – 21 avril 2022 à 18h30

Mardi 12 avr 2022

Vous pourrez, le jeudi 21 avril à 18h30 à la Maison de l’Architecture d’Ile-de-France, assister à la présentation publique de la plateforme Architecture et précarités : https://architecture-precarites.fr/

Adresse : Maison de l’architecture d’IDF – 148 Rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris – Rendez-vous en salle 1-2 à 18h30

Présentation

Ce moment sera l’occasion de présenter les enjeux de ce projet, de parcourir en direct la plateforme et d’engager la discussion avec le public pour continuer à développer cet outil. 

Ce temps d’échange est ouvert à toutes et tous : enseignant·e·s-chercheur·e·s, étudiant·e·s, professionnel·le·s de l’architecture, de l’urbanisme, du paysage et du design, élu·e·s, bénévoles des associations, etc.

Au plaisir de vous y retrouver ! La présentation sera suivie d’un pot.

Rachida Abikchi, Stéphanie Dadour, Elisabeth Essaian, Laetitia Overney

La plateforme

Dirigé par Stéphanie DADOUR, Elisabeth ESSAÏAN et Laetitia OVERNEY, le projet de recherche Rendre visible les réponses architecturales, urbaines et paysagères aux précarités urbaines (2019-2021) aboutit aujourd’hui à une plateforme collaborative.

Cette plateforme a pour ambition de créer une sorte de « Musée social du XXIe siècle », à la fois lieu d’archivage, de transmission et de discussion de ces connaissances. Ce projet porte une dimension politique car les expériences recensées constituent des réponses plurielles, localisées, multi-situées et le plus souvent collectives. Elles contribuent à faire exister les publics de la ville dans toute leur diversité. 

Retrouvez le billet su ce Carnet : cliquez ici

[Parution] “Les ghat de Bénarès : variations architecturales d’une rive sacrée” / Savitri Jalais, Métispresses, avril 2022

Mardi 12 avr 2022

“Les ghat de Bénarès : variations architecturales d’une rive sacrée” / Savitri Jalais, Métispresses, avril 2022, 1 Vol. (240 p.), Collection vuesDensemble, ISBN 978-2-940711-06-2

Lire un extrait : Les ghat de Bénarès

Présentation

Les ghat de Bénarès forment un ensemble de constructions ingénieuses et modulables, qui se déploie de façon monumentale sur la rive concave d’un méandre du Gange. Ce site exceptionnel, constituant un espace public de plus de six kilomètres, matérialise la relation étroite qui lie les habitants de la ville et les pèlerins au fleuve sacré, dans un contexte culturel et religieux où l’accès à l’eau est primordial.

En s’appuyant sur une enquête de terrain approfondie, sur de nombreux relevés architecturaux et sur une série de panoramas datant du 18e et du 19e siècles, Savitri Jalais interroge les éléments qui ont concouru à la naissance et au développement de ce front d’eau sur le temps long.

À travers l’analyse des formes et techniques de construction employées dans le but de résister aux contraintes exercées par l’eau, l’auteure retrace le dialogue pluriséculaire qui s’est établi entre la géographie des lieux et le paysage urbain et révèle le potentiel urbanistique de ces berges en gradins et leur pertinence quant aux pratiques quotidiennes des habitants et des pèlerins.

L’analyse de ce dispositif, souvent peu valorisé voire délaissé, permet ainsi de saisir la réalité authentique des villes indiennes et de participer au projet ambitieux de faire revivre les berges fluviales.

L’auteur

Savitri Jalais est architecte, docteure en architecture, maître de conférences dans le champ des théories et pratiques de la conception architecturale et urbaine à l’ENSA de Toulouse. Ses recherches portent notamment sur l’architecture vernaculaire, sur la valorisation et la réactivation de dispositifs traditionnels de systèmes d’eau en région aride et inondée, et sur la patrimonialisation de villes en Inde et en France. Elle s’intéresse tout particulièrement au patrimoine vivant, celui qui fait partie du quotidien d’une société, et non figé comme un élément du passé ou abandonné aux uniques usages de l’industrie culturelle. Elle encourage le travail de terrain, notamment à travers le relevé et tout apprentissage qui se fait par contact directe avec le bâti et l’objet d’étude.

L’argument de Rouen #6 : “Les musées face à la crise écologique” – Hôtel des sociétés savantes (Rouen) – 7 avril 2022

Lundi 11 avr 2022
L’argument de Rouen #6

Créé en 2016, l’Argument de Rouen est un événement national produit par la Réunion des musées métropolitains Rouen-Normandie (RMM) et l’Institut national d’histoire de l’art et qui vise à mettre en débat les pratiques des musées au filtre des problématiques contemporaines. Ouvert à tous, ce rendez-vous offre au public l’occasion de rencontrer artistes, intellectuels, praticiens, historiens de l’art et d’interpeller les professionnels des musées sur leurs engagements et leurs actions face aux enjeux de notre temps. Après avoir évoqué la question de la diversité (2016), des biens communs (2017), de la place des femmes (2018), des cultures alternatives (2020) et des tensions entre émancipation et domination (2021), la crise écologique sera au cœur de cette nouvelle édition qui accueillera comme invitée d’honneur l’artiste et géographe Nathalie Blanc, directrice du Centre des politiques de la Terre.

Programme

Accédez au programme : cliquez ici

Présentation

Alors que des rapports alarmistes au sujet de notre avenir et de celui des écosystèmes ne cessent de se multiplier, que l’action politique est de plus en plus interrogée sur sa capacité à opérer les changements systémiques nécessaires, quelle est la pertinence et quel pourrait être le rôle du musée face à l’urgence écologique ? Comment cette dernière agit-elle en retour sur la façon dont le musée envisage son identité, ses hiérarchies, ses missions et ses actions ?

Le problème se pose bien évidemment en termes logistiques, qu’il s’agisse de l’accroissement des collections, des bâtiments, des archives, du tourisme ou des mouvements des œuvres, des expositions temporaires et des visiteurs, à l’heure où certains en appellent à un principe de décroissance et que lla question de l’empreinte carbone est posée avec insistance. Mais au-delà de ces aspects pratiques qui sont peu à peu pris en compte par le monde muséal, c’est surtout un défi existentiel que l’urgence écologique impose aux musées. Elle fait par exemple vaciller la partition traditionnelle entre les musées de « beaux-arts » et les lieux de conservation des patrimoines techniques, scientifiques et naturels, posant ainsi la question du musée comme acteur et producteur de sens et d’agentivité, au-delà de sa vocation historique de temple de la beauté et des savoirs et de gardien des passés. Et comme l’ont démontré plusieurs observateurs attentifs à l’instar de Bruno Latour, la crise écologique est avant tout une crise des représentations. En ce sens, l’art et les musées sont susceptibles de jouer un rôle fondamental dans l’éveil des consciences et des sensibilités, en déstabilisant certaines dichotomies séculaires (nature et culture, par exemple) qui entravent la perception de la crise actuelle. Espace à bien des égards paradoxal, situé entre conservation et production, à la fois engagé dans les problématiques culturelles et sociales tout en étant astreint à un certain retrait critique, le musée est sans doute l’un des lieux les plus à même de repenser la question brûlante des communs et des voisins – qu’ils soient disciplinaires, sociétaux ou « terrestres ».

Participation membre UMR AUSser

14h00 – Table ronde n°2 : Les jardins : un patrimoine entre nature et culture

  • Modération : Hervé Brunon (CNRS, Centre André Chastel)
  • Mirabelle Croizier (membre IPRAUS/AUSser, école nationale supérieure d’architecture Paris-Belleville)
  • Isabelle Glais (Muséum national d’Histoire naturelle)
  • Grégory Quenet (uiversité Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines)

Appel à candidatures pour 5 nouveaux membres du comité de rédaction des Cahiers de la recherche architecturale, urbaine et paysagère (Craup) (date limite : 1er juin 2022)

Lundi 11 avr 2022

Les Cahiers de la recherche architecturale, urbaine et paysagère (Craup) renouvellent leur comité de rédaction.

Un appel à candidatures pour 5 nouveaux membres est lancé.

Accédez à l’annonce : cliquez ici

Présentation

Cet appel à candidatures s’adresse aux chercheurs et enseignants-chercheurs des Écoles nationales supérieures d’architecture et des établissements d’enseignement supérieur et de recherche travaillant sur les thématiques contemporaines de l’architecture, de la ville et du paysage.

La participation au comité éditorial exige un fort investissement. Les membres du comité de rédaction et le rédacteur en chef assurent la programmation et l’ensemble du suivi des dossiers ainsi que des rubriques. Le comité se réunit 5 à 6 fois par an, en visioconférence ou en présence. Le mandat d’un membre du comité de rédaction est de 3 ans renouvelable 2 fois.

Les membres actuels du comité de rédaction appartiennent aux champs de l’histoire de l’art et de l’architecture, des techniques de la représentation, de la construction, de la conception, de la recherche urbaine et paysagère, des sciences humaines et sociales. Des qualifications visant une représentation équilibrée de ces champs au sein du comité est souhaitée. Un renforcement des champs de la construction, de la conception et du paysage serait bienvenu, sans exclusive pour autant. Parmi les 5 nouveaux membres, un profil s’investissant prioritairement dans la création et l’animation d’une rubrique « comptes rendus de lecture » est attendu.

L’intégration du comité de rédaction requiert une forte disponibilité et de réelles compétences éditoriales. Un bon niveau de français et d’anglais est demandé pour pouvoir lire et corriger des articles dans ces deux langues.

Informations pratiques

Les candidats adresseront au secrétariat de rédaction des Cahiers (craup.secretariat@gmail.com), avant le 1er juin 2022, une lettre de candidature motivée, comprenant un court curriculum vitae, une proposition pour contribuer à la revue explicitant leur rôle au sein du comité et éventuellement un thème de dossier à coordonner.

Le comité de rédaction se réunira mi-juin 2022 pour examiner les candidatures.

[Parution] “Marcel Lods. Éduquer à l’architecture moderne” / David Bihanic et Pieter Uyttenhove (dir.), Les Presses du réel, mars 2022

Lundi 11 avr 2022

“Marcel Lods. Éduquer à l’architecture moderne” / David Bihanic et Pieter Uyttenhove (dir.), Les Presses du réel, mars 2022, 1 Vol. (356 p.), ISBN : 978-2-9573855-1-5

Accédez au site éditeur : Marcel Lods

Auteur

Textes de Marcel Lods, Claire Brunet, Éric Chauvier, Richard Klein, Christophe Viart, Pieter Uyttenhove, David Bihanic, Antonella Tufano.

Présentation

Un ensemble de textes tout à fait inédits de l’architecte-urbaniste français Marcel Lods : des textes d’une qualité rare (écrits et transcriptions de conférences) auxquels se joignent des commentaires et études de Claire Brunet, Éric Chauvier, Richard Klein, Christophe Viart, Pieter Uyttenhove, David Bihanic et Antonella Tufano. Si l’œuvre de Marcel Lods est, pour une assez large part, connue de tous en France comme à l’étranger – cela à la faveur de nombreuses constructions « manifestes » du mouvement moderne –, force est de constater qu’une part substantielle de sa réflexion sur l’architecture et planification territoriale demeure à ce jour sinon ignorée, à tout le moins confidentielle. Pourtant, Marcel Lods aura eu à cœur, tout au long de sa carrière, d’en énoncer publiquement les termes, notions, concepts et idées-clés au sein de différentes publications, d’exprimer et de partager ses vues, ses conceptions et positions souvent radicales à l’occasion de conférences, également d’entretiens avec la presse et les médias. Dès lors, de toutes ces paroles, il ne reste à présent que des traces écrites relativement éparses – bien que consciencieusement archivées –, des retranscriptions, des notes et brouillons que l’architecte aura pris soin de conserver, également des commentaires, des rédactions et compositions dont plusieurs resteront inachevés.
Cet ouvrage est le premier d’une nouvelle collection aux éditions Athom intitulée « Paroles » laquelle, partant de retranscriptions de conférences et écrits de créateurs éminents (architectes, designers, artistes) – un « matériau » inédit sinon extrait de publications aujourd’hui épuisées – propose d’en reconsidérer le sens, d’en réévaluer la portée (ou visée) ainsi que l’influence fort d’études, d’analyses et points de vue historiographiques critiques réalisés par des auteurs de profils et appartenances disciplinaires variés (histoire, philosophie, esthétique et sciences de l’art, anthropologie, etc.). Au sein de ce volume, ont été retenus sept textes produits par Marcel Lods entre 1947 et 1967 : des notes de lecture et d’écriture en préparation d’articles, un rapport d’étude/d’expertise, des essais dans leur version de travail ainsi que des retranscriptions écrites de conférences. Sept textes pour lesquels le propos aura été évidemment adapté à la cible (lectorat ou audience) mais dont la réunion, au sein de ce livre, fait très clairement apparaître les nombreux « échos », les relations de sens et complémentarités.
L’ouvrage est complété d’une biographie de Marcel Lods par Pieter Uyttenhove, et d’interprétations des textes du constructeur par six auteurs invités, de profils et expertises distincts, qui reviennent, chacun à leur façon, sur certains passages, relèvent et démêlent quelques-uns des « points » ou « nœuds » problématiques et s’attachent, en définitive, à remettre « les choses » en perspective ; ceci concourant à démontrer – puisqu’il le fallait – combien le recours à la pensée de Marcel Lods demeure toujours aussi précieux, fécond et utile en vue de traiter des enjeux et questions essentiels de l’architecture, d’hier à aujourd’hui.

[Visio-conférence] Conférence “Habiter à l’hôtel : le quotidien des familles exilées” – CREMIS (Centre de Recherche de Montréal sur les inégalités sociales , les discriminations et les pratiques alternatives de citoyenneté – 13 avril 2022

Vendredi 08 avr 2022

La conférence “Habiter à l’hôtel : le quotidien des familles exilées” aura lieu qu’en visio-conférence le 13 avril 2022 de 12h à 13h30.

Accédez à l’annonce : Habiter à l’hôtel

Inscrivez vous : cliquez ici

Les intervenants

Jean-François Laé, Professeur, sociologie, Université Paris 8, Membre du GTM-CRESPPA UMR 7217 -CNRS- Paris 8

Laetitia Overney, Maîtresse de conférence ENSA de Paris-Belleville, chercheure à l’IPRAUS/AUSser

Présentation

Dans quelles conditions matérielles vivent les familles exilées une fois arrivées dans leurs terres d’accueil? Quel sens nouveau prend « l’habiter » pour ces familles, une fois « logées »? Laetitia Overney et Jean-François Laé présenteront, dans ce webinaire, les résultats d’une enquête ethnographique menée auprès de familles exilées en France et hébergées par les autorités publiques dans des hôtels low cost en périphérie des villes. Cette enquête, menée dans une dizaine d’hôtels situées principalement dans l’Oise et en Ile-de-France, permet d’explorer différentes facettes de l’expérience de ces familles.

À l’échelle de l’hôtel, comment organise-t-on son intimité lorsque l’on ne dispose que d’un espace individuel sommaire, d’une cuisine et de salles de bains collectives? Comment s’approprie-t-on cet espace standardisé, et pensé pour ne passer qu’une nuit, quand on y reste plusieurs années ? Quels va-et-vient doit-on effectuer pour accéder aux ressources et services? Comment vit-on les relations entre avec l’hôtelier, dans ces espaces d’extraterritorialité qui échappent le plus souvent aux regards publics? En explorant les différentes configurations du couple espace – temps que cette enquête a permis de mettre au jour, ce webinaire propose d’appréhender le relief particulier que l’espace d’hébergement donne à l’attente des exilés.

Une équipe de l’Ensa Paris-Malaquais, soutenue par ACS, lauréate du programme “Engagés pour la qualité du logement de demain”

Jeudi 07 avr 2022

Une équipe principalement constituée du bailleur social et maitre d’ouvrage SEMISE, de la ville de Vitry-Sur-Seine, du CAUE 94,  Groupe Joël Nissou Architectes, du laboratoire ACS (représenté par Sabri Bendimérad, maître de conférences à l’ENSA de Paris-Belleville) est lauréate du programme “Engagés pour la qualité du logement de demain”. Faisant suite à l’appel à manifestation d’intérêt lancé en octobre 2021 auprès des maitres d’ouvrages, des architectes, des chercheurs et des collectivités. Cette expérimentation nationale a pour objectif de porter des projets innovants, répartis sur l’ensemble du territoire national, en construction neuve et en réhabilitation, et portant une attention spécifique à la soutenabilité économique, à la sobriété écologique, au renouvellement de la chaîne de conception du logement, à l’utilité sociale et à la qualité d’usage, urbaine et architecturale des logements.

Proposition de l’équipe SEMISE/Ville de Vitry-Sur-Seine/CAUE 94/ACS lauréate de l’AMI Qualité logement

“L’équipe souhaite construire la résidence Jaurès de 48 logements sociaux dont 23 logements en reconstitution de logements NPNRU et 25 logements en accession sociale à la propriété. La résidence Jaurès appréhende le logement social en proposant une résidence à forte qualité architecturale dans un coût maitrisé. Tout en s’insérant dans son environnement urbain et territorial, les logements s’adapteront dans le temps en prenant en compte les usages et les différents modes de vie, pour répondre aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux d’aujourd’hui et de demain. . Le parti pris est de privilégier la qualité à la quantité en créant les conditions d’une réflexion collective à une réflexion collective en amont sur l’échelle, la maitrise de l’énergie, les surfaces habitables et les espaces communs. “

Equipe

Maîtrise d’ouvrage : SEMISE

Collectivité : Ville de Vitry-sur-Seine

Architectes : Groupe Joël Nissou Architectes

Laboratoire de recherche : ACS (représenté par Sabri Bendimérad, architecte et maître de conférences à l’ENSA de Paris-Belleville)

Partenaires : CAUE 94, ENSA de Paris-Belleville

[Parution] “Réinventer la terre crue. Expérimentations au Maroc depuis 1960” / Nadya Rouizem Labied, Editions Recherche, avril 2022

Lundi 04 avr 2022

“Réinventer la terre crue. Expérimentations au Maroc depuis 1960” / Nadya Rouizem Labied, Editions Recherche, avril 2022, 1 Vol. (192 p.), ISBN 978-2-86222-098-7

Accédez au site éditeur : Réinventer la terre crue

Présentation éditeur

Dans les années suivant son indépendance, l’État marocain répond à la pénurie de logements économiques par l’expérimentation de la construction en terre crue. De grands projets sont réalisés à la périphérie de Marrakech, Ouarzazate et Berkane, par des architectes et ingénieurs français et belges, dont Jean Hensens et Alain Masson. Innovants par leur intégration du volet social et économique, ces ensembles urbains représentent des modèles remarquables de l’industrialisation de la terre crue au Maroc.
L’ouvrage s’appuie sur d’importantes sources archivistiques, souvent inédites, qui font l’objet d’analyse historique, politique et sociale ; il recense les projets construits en terre crue par l’État marocain depuis 1962, s’attachant ainsi à faire apparaître des réponses aux enjeux sociaux et environnementaux actuels.

Sommaire

INTRODUCTION : Une réinvention matérielle
1 . La modernisation de la terre crue comme condition de son acceptation 1961‑1965  
• L’Unité 3 de Daoudiate : un chantier industrialisé
• Un processus global

2. La terre comme projet de société 1965‑1968
• Douar Chems à Ouarzazate : quand la matière dicte la forme
• La désobéissance d’un architecte

3 . L’institutionnalisation de l’expérimentation 1968-1973
• Les stratégies du CERF
• Le quartier PAM à Berkane : un projet oublié

4 . La réception nationale 1973-2020
• Des niveaux de réception gradués et classistes
• Héritages

CONCLUSION : De la dissidence à la symbolisation

[Parution] La lettre des nouveautés du Carnet AUSser n°105 du 31 mars 2022

Jeudi 31 mar 2022

La lettre des nouveautés du Carnet AUSser n°105 du 31 mars 2022 est parue : cliquez ici

Vous découvrirez les actualités des membres de l’UMR AUSser (colloques, séminaires, expositions, publications) et des informations relatives à nos thématiques de recherche.

Retrouvez la collection de cette lettre : cliquez ici

La prochaine lettre paraîtra le jeudi 21 avril 2022.

Appel à contribution : #Réhabilitation augmentée : bâtiments rénovés avec surélévations, extensions, transformations (date limite : 16 mai 2022)

Jeudi 31 mar 2022

Dans un contexte d’évolution des modes de vie et des changements climatiques, la réhabilitation est un enjeu majeur. 

Les CAUE franciliens ont ainsi lancé un appel à contribution auprès des architectes et des maîtres d’ouvrage pour sélectionner des opérations de réhabilitation, qui feront l’objet d’un retour d’expérience et d’une visite publique.

Les projets sélectionnés mettront en avant les nouveaux usages rendus possibles par la réhabilitation augmentée (surélévations, extensions, transformations, etc.).

Date limite de l’appel à contribution : 16 mai 2022

Pour qui ? Architectes et maîtres d’ouvrage, pour des projets livrés entre 2016 et 2020. (Extrait du site CAUE Ile-de-France)

Accédez à l’annonce : Réhabilitation augmentée

Vous pouvez déposer vos projets via ce formulaire dédié.

Contribution membre UMR AUSser

Participation au jury : Catherine Blain (membre IPRAUS/AUSser)

[Parution] Ædificare, Revue internationale d’histoire de la construction 2020 – 2, n° 8 : Comptabilités de la construction / Directeurs d’ouvrage : Bernardi (Philippe), Carvais (Robert), Nègre (Valérie)

Jeudi 31 mar 2022

Ædificare, Revue internationale d’histoire de la construction 2020 – 2, n° 8 : “Comptabilités de la construction” est parue.
Directeurs d’ouvrage : Bernardi (Philippe), Carvais (Robert), Nègre (Valérie)

Accédez au site éditeur : Ædificare

Présentation

Résumé : Ædificare est une revue internationale, savante, pluridisciplinaire et multilingue couvrant le champ historique de la construction, toutes périodes et aires géographiques confondues.

Sommaire

Accédez au sommaire : cliquez ici

EAUH Antwerp Conference: 15th Conference of the European Association of Urban History – University of Antwerp​ – 31 August – 3 September 2022

Jeudi 31 mar 2022

The 15th EAUH Conference will be held from Wednesday 31 August – Saturday 3 September 2022, at the University of Antwerp​.

Accédez à l’annonce : EAUH 2022

Présentation

The EAUH conference tackles all disciplines and themes within urban history, but the central conference theme is ‘Inequality and the City’. Therefore, the European Association of Urban Historians invites all scholars to reflect on the complex relationship between social inequality and the city. While traditionally social inequality is a preferential playing field for economic and social historians, the conference’s main goal is to tackle this vast theme from a multi-dimensional perspective. Social inequality is not only mirrored but also wrought in forces as different as spatial dynamics, gender, race and class relations, demographic structures, housing and sanitary conditions, labour markets, social security systems, literacy and education, crime, public transport, ecological concerns and so on. This interconnectedness is the very essence of urban social inequality, and more often than not it is also closely linked to historical path-dependencies. Hence, in order to adequately address the historical relationship between (in)equality and the city, a perspective is needed that includes the social, political, cultural, economic conditions thereof across urban societies.

In order accommodate everyone, the conference will already start on Wednesday 31 August in the afternoon with two slots for sessions, before we kick off with the opening ceremony in the early evening with keynotes and information about the conference, followed by a reception. The rest of the conference is more or less as we are used in EAUH, four time slots per day, two short coffee breaks and one lunch break each day. Each day will also be ended with a communal keynote lecture, followed on Thursday by a cultural activitit and a reception, and on Friday by the (optional) conference dinner. The last day of the conference consists of two time slots, lunch and a closing ceremony. We end the conference with a goodbye drink.

Programme

Accédez au programme : EAUH 2022

Inscription

Pour s’inscrire : EAUH 2022

[En ligne] Actes du 7ème congrès international sur l’histoire de la construction / Proceedings of the 7th International Congress on Construction History (7ICCH 2021), July 12-16, 2021, Lisbon, Portugal

Jeudi 31 mar 2022

Les Actes du 7ème congrès international sur l’histoire de la construction sont en ligne en version intégrale.

Proceedings of the 7th International Congress on Construction History (7ICCH 2021), July 12-16, 2021, Lisbon, Portugal:

Volume 1

History of Construction Cultures Volume 1 contains papers presented at the 7ICCH – Seventh International Congress on Construction History, held at the Lisbon School of Architecture, Portugal, from 12 to 16 July, 2021. The conference has been organized by the Lisbon School of Architecture (FAUL), NOVA School of Social Sciences and Humanities, the Portuguese Society for Construction History Studies and the University of the Azores. The contributions cover the wide interdisciplinary spectrum of Construction History and consist on the most recent advances in theory and practical case studies analysis, following themes such as: – epistemological issues; – building actors; – building materials; – building machines, tools and equipment; – construction processes; – building services and techniques ; -structural theory and analysis ; – political, social and economic aspects; – knowledge transfer and cultural translation of construction cultures. Furthermore, papers presented at thematic sessions aim at covering important problematics, historical periods and different regions of the globe, opening new directions for Construction History research. We are what we build and how we build; thus, the study of Construction History is now more than ever at the centre of current debates as to the shape of a sustainable future for humankind. Therefore, History of Construction Cultures is a critical and indispensable work to expand our understanding of the ways in which everyday building activities have been perceived and experienced in different cultures, from ancient times to our century and all over the world.

Volume 2

Volume 2 of History of Construction Cultures contains papers presented at the 7ICCH – Seventh International Congress on Construction History, held at the Lisbon School of Architecture, Portugal, from 12 to 16 July, 2021. The conference has been organized by the Lisbon School of Architecture (FAUL), NOVA School of Social Sciences and Humanities, the Portuguese Society for Construction History Studies and the University of the Azores. The contributions cover the wide interdisciplinary spectrum of Construction History and consist on the most recent advances in theory and practical case studies analysis, following themes such as: – epistemological issues; – building actors; – building materials; – building machines, tools and equipment; – construction processes; – building services and techniques ; -structural theory and analysis ; – political, social and economic aspects; – knowledge transfer and cultural translation of construction cultures. Furthermore, papers presented at thematic sessions aim at covering important problematics, historical periods and different regions of the globe, opening new directions for Construction History research. We are what we build and how we build; thus, the study of Construction History is now more than ever at the centre of current debates as to the shape of a sustainable future for humankind. Therefore, History of Construction Cultures is a critical and indispensable work to expand our understanding of the ways in which everyday building activities have been perceived and experienced in different cultures, from ancient times to our century and all over the world.

Contributions membres UMR AUSser

Volume 1

Maintaining/repairing Paris through expertise (1690–1790) / ByM. Barbot, R. Carvais, E. Château-Dutier, V. Nègre (membre associée AHTTEP/AUSser)

Understanding the culture of building expertise in situations of uncertainty (Middle Age-Modern times) / ByM. Barbot, R. Carvais, E. Château-Dutier, V. Nègre (membre associée AHTTEP/AUSser)

Volume 2

Structure in Villa dall’Ava: Rational order versus conceptual order / By L. Burriel-Bielza (membre IPRAUS/AUSser)

The modernization of raw earth in Morocco: Past experiments and present / By N. Rouizem (membre associée AHTTEP/AUSser)

Soutenance d’Habilitation à diriger les recherches (HDR) de Léda Dimitriadi (ACS/AUSser) : Travail inédit : Conception architecturale et rationalité scientifique : pratiques et idéologies – Ecole normale supérieure – 11 avril 2022

Jeudi 31 mar 2022

Léda Dimitriadi (ACS/AUSser) soutiendra son Habilitation à diriger les recherches (HDR) à l’Ecole normale supérieure, Université Paris sciences et lettres (ENS-PSL) le lundi 11 avril 2022 à 9h, à l’Amphithéâtre d’honneur, ENSBA / ENSAPM, 14 rue Bonaparte, Paris 75006.

Jury
  • Nicolas Bouleau, Chercheur émérite, Ecole des Ponts ParisTech
  • Pierre Caye, Directeur de recherches, Ecole normale supérieure (correspondant ENS-PSL)
  • Jac Fol, Professeur émérite, ENSA Paris-Malaquais
  • Antonella Mastrorilli, Professeure, ENSAP de Lille
  • Olga Medvedkova, Directrice de recherches, Ecole normale supérieure
  • Cécile Regnault, Professeure, ENSA de Lyon
  • Estelle Thibault, Professeure, ENSA Paris-Belleville (rapporteure)
  • Antonella Tufano, Professeure, Université Paris 1 (rapporteure)
  • Pieter Uyttenhove, Professeur, Université de Gand (rapporteur)
Dossier HDR

Le dossier d’HDR est composé des documents suivants :

  • une sélection de travaux publiés ou sous publication
  • un recueil des contributions les plus significatives au projet de publication collective Dictionnaire encyclopédique d’histoire de la construction
  • un travail de recherche inédit : Conception architecturale et rationalité scientifique : pratiques et idéologies
  • un mémoire de synthèse de l’activité scientifique
  • un projet de recherche
Travail inédit

Travail inédit : Conception architecturale et rationalité scientifique : pratiques et idéologies

Le point de départ de ce travail de recherche est le constat que le tournant numérique en architecture depuis deux ou trois décennies va de pair avec un nombre important de références à des notions, concepts et théories scientifiques. Le travail interroge la place de la rationalité scientifique dans la conception architecturale avant et après l’avènement de l’informatique dans ce domaine, à la fois dans les pratiques et dans les discours. Le rapport entre architecture et science est étudié aussi bien en ce qui concerne les applications concrètes que dans son aspect théorique, et même idéologique. Le débat n’est pas nouveau, comme le montrent les vicissitudes des doctrines artistiques et architecturales dans leurs rapports avec la science depuis la haute Renaissance : les recherches des fondements mathématiques de la perspective, ensuite les querelles entre praticiens et scientifiques, puis les tentatives d’établir la preuve dans les épures des constructions, enfin la recherche pour une théorie englobant l’ensemble des problèmes géométriques de représentation et de construction qui aboutit à la géométrie descriptive de Monge. Les logiciels de modélisation changent la donne, puisqu’ils intériorisent la connaissance mathématique et algébrisent définitivement la géométrie.

Un retour historique sur une période longue, allant du XVIIe au XIXe siècle, nous permet d’éclairer l’évolution et les enjeux de la place de la science – et particulièrement des mathématiques – en architecture en France selon les deux points de vue, pratique et théorique, sachant pourtant qu’ils sont en réalité souvent indissociables. La recherche se focalise ensuite sur la période entre l’accomplissement d’une théorie mathématique générale mise au service de l’architecture (parmi d’autres domaines), à savoir la géométrie descriptive, et l’apparition des logiciels de modélisation. Cette partie du travail, sur les pratiques, examine plus précisément les outils graphiques et mathématiques mis en application dans des projets d’architecture du XXe siècle qui posent des problèmes de description et de construction particuliers, et plus précisément des projets d’édifices qui contiennent des surfaces à double courbure inverse. La troisième partie du travail a comme point de départ les discours, elle porte surtout sur les idéologies. Elle étudie des mouvements et des moments caractéristiques du XXe siècle qui apportent un éclairage sur les relations entre architecture et science telles qu’elles apparaissent dans le discours, pour aboutir à une critique et une réflexion plus actuelle autour de l’architecture du tournant numérique.

[En hybride] Soutenance de thèse de doctorat de Hessam Khorasani Zadeh : “Des campagnes urbanisées. Une histoire comparée des figures rurales de l’urbain généralisé en Vénétie et en Flandre-Artois (mi-XIXe – début XXIe siècle)” – EHESS – 06 avril 2022

Jeudi 31 mar 2022

La soutenance de thèse de doctorat en cotutelle en urbanisme (Iuav) et en histoire et civilisatyions (EHESS) de Hessam Khorasani Zadeh “Des campagnes urbanisées. Une histoire comparée des figures rurales de l’urbain généralisé en Vénétie et en Flandre-Artois (mi-XIXe – début XXIe siècle)” se déroulera en format hybride le mercredi 06 avril 2022 de 13 h 30 à 18 h environ en salle A07_37 à l’EHESS (54, Boulevard Raspail, Paris).

sous la co-direction de Fabrice Boudjaaba et Paola Viganò
Università Iuav di Venezia
Ecole des hautes études en sciences sociales
Accédez à l’annonce sur le site de l’EHESS : cliquez ici

En raison du contexte sanitaire, qui entraîne une limitation du nombre de personnes pouvant être présentes dans la salle, les personnes voulant assister à la soutenance en présentiel sont invitées à envoyer un mel à hessamkhorasanizadeh@gmail.com.

Il est également possible de suivre la soutenance à distance via la plateforme BigBlueButton : https://bbb.ehess.fr/b/hes-dlf-xnn-kwb
code d’accès : 895889

Membres du jury
  • Gérard Béaur, directeur d’études à l’EHESS et directeur émérite de recherche au CNRS – examinateur
  • Fabrice Boudjaaba, directeur de recherche au CNRS – co-directeur de thèse
  • Bénédicte Grosjean, professeure HDR à l’École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille (ENSAPL) – rapportrice
  • Arturo Lanzani, professore ordinario au Politecnico di Milano – examinateur
  • Luigi Lorenzetti, professore titolare à l’Università della Svizzera italiana (USI) – rapporteur
  • Paola Viganò, professore ordinario à l’Università Iuav di Venezia et professeure à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) – co-directrice de thèse
Résumé de la thèse

Cette thèse entend mettre au jour les effets déterminants qu’ont eus certaines figures spatiales et sociales du monde rural sur les trajectoires d’urbanisation des campagnes dites urbanisées. Elle propose une comparaison entre deux régions, la Vénétie et le Nord–Pas-de-Calais. Après une première partie consacrée à la revue de la littérature (chapitres 1 et 2) et à la présentation des territoires étudiés (chapitre 3), deux ensemble de figures rurales font l’objet d’une analyse détaillée. Un premier ensemble, examiné dans la deuxième partie (chapitres 4 et 5), correspond aux structures sociales et spatiales du monde agricole. Dans ce cadre, une attention particulière est portée aux interactions entre la propriété et l’exploitation de la terre, ainsi qu’à la reproduction sociale des familles paysannes qui parviennent à s’enraciner dans les campagnes étudiées. Ce travail montre que les différenciations sociales du monde rural et les modalités de perpétuation des familles paysannes enracinées ont un effet non seulement sur l’évolution de l’agriculture et le paysage, mais aussi sur la manière dont les campagnes s’urbanisent (ou se désurbanisent). Un deuxième ensemble de figures, étudié dans la troisième partie (chapitres 6 et 7), concerne l’habitat rural. Cette dernière partie procède à une description détaillée de l’habitat vers la mi-XIXe siècle à partir d’un échantillon de huit communes. Elle examine notamment l’évolution de l’habitat dispersé relativement aux différentes dynamiques territoriales liées à l’agriculture, à l’industrialisation (et, plus généralement, à la diversification des activités économiques), ainsi qu’aux projets de territoires qui ont caractérisé la période en question. Ce travail, qui croise des enquêtes historiques et ethnographiques, cherche à répondre à une série de questions précises formulées dans la première partie plutôt qu’à produire des monographies de territoires ou de familles. Il a néanmoins une dimension monographique dans la mesure où il propose une analyse fine de deux territoires de 50 par 50 km, ainsi que de 8 communes et de 32 “familles-exploitations”.

Soutenance de thèse d’Alex Dine (doctorant AHTTEP/AUSser) : “Aménagement Urbain et Modes de Transport : Interdépendance et question d’échelle à travers l’étude des villes de Portland, Medellin et Grenoble” – Centre Panthéon (Paris) – 14 avril 2022

Mercredi 30 mar 2022

La soutenance de thèse de doctorat en aménagement et urbanisme d’Alex Dine “Aménagement Urbain et Modes de Transport : Interdépendance et question d’échelle à travers l’étude des villes de Portland, Medellin et Grenoble” se déroulera le 14 avril 2022 à 14h au Centre Panthéon (salle 6, 12 Place du Panthéon, 75005 Paris).
sous la co-direction de Serge Wachter (AHTTEP/AUSser) et Anne Grillet-Aubert (IPRAUS/AUSser)
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, doctorat préparé en collaboration avec l’ENSA Paris-La Villette, Laboratoire AHTTEP, UMR AUSser CNRS

Membres du jury

Résumé de la thèse

La recherche tente d’explorer comment la coordination entre aménagement urbain et modes de transport est mise en pratique actuellement dans le processus de planification de certaines villes du monde, dans le but de limiter l’étalement urbain et la dépendance automobile, et de fabriquer de nouveaux quartiers avec un environnement urbain de qualité, intégrant les principes du Smart Growth, et du New Urbanism.

Le rapport entre aménagement urbain et modes de transport est analysé à travers les nouveaux outils opérationnels du TOD et du Contrat d’axe, en s’appuyant sur l’analyse de projets représentatifs dans trois villes de référence : Portland, Medellin et Grenoble.

La plateforme Architecture et Précarités est en ligne !

Lundi 28 mar 2022

Dirigé par Stéphanie DADOUR, Elisabeth ESSAÏAN et Laetitia OVERNEY, le projet de recherche Rendre visible les réponses architecturales, urbaines et paysagères aux précarités urbaines (2019-2021) aboutit aujourd’hui à une plateforme collaborative : https://architecture-precarites.fr/

Plateforme “Architecture et Précarités” Présentation

Cette plateforme présente les réponses architecturales, urbaines et paysagères aux enjeux de précarité en France et ailleurs. Ce projet est né d’un triple constat : celui du durcissement des politiques urbaines et des dispositifs d’inhospitalité envers des populations précaires (migrant·e·s, sans-abris, réfugié·e·s, personnes âgées…), et plus largement envers tou·te·s celles et ceux qui parcourent la ville avec plus ou moins de fragilités ; celui de l’existence de nombreuses initiatives pour contrer ces dispositifs et créer des nouveaux lieux d’hospitalité et d’accueil ; celui du manque de visibilité de ces initiatives. Comment rendre visible ces connaissances qui s’accumulent, mais restent si rarement publiées ? 

La plateforme capitalise ces connaissances. C’est un outil qui s’adresse à une variété de protagonistes confrontés à ces problématiques : collectivités, professionnel·le·s de l’aménagement, collectifs et associations, concepteur·rice·s (architectes, urbanistes, designers, paysagistes…), citoyen·ne·s, enseignant·e·s, étudiant·e·s et chercheur·e·s des écoles d’architecture et de paysage.

Cette plateforme est collaborative : vous êtes invité·e·s à recenser de nouvelles expériences pour les diffuser et enrichir le répertoire (voir la rubrique « Enrichir la base de données »).

Cette plateforme a pour ambition de créer une sorte de « Musée social du XXIe siècle », à la fois lieu d’archivage, de transmission et de discussion de ces connaissances. Ce projet porte une dimension politique car les expériences recensées constituent des réponses plurielles, localisées, multi-situées et le plus souvent collectives. Elles contribuent à faire exister les publics de la ville dans toute leur diversité. 

La recherche sur la plateforme est possible via le moteur de recherche ou selon quatre entrées : mots-clés, localisation géographique, acteur·rice·s impliqué·e·s, liste des projets. Chacune des interventions a été recensée selon cinq catégories : transformations spatiales ; recherches et publications ; actions sociales et artistiques ; plateformes et collectifs ; expériences pédagogiques.

Les acteurs

Rachida Abikchi, architecte et doctorante accueillie à l’Ipraus, a réalisé ce projet avec nous en tant que chargée d’études.  Le design graphique et le développement de la plateforme ont été assurés par E+K — Élise Gay et Kévin Donnot. Le projet a reçu les soutiens financiers du Mécénat de la Caisse des dépôts et consignations, de l’Ipraus, de l’UMR AUSser 3329, et de l’ENSA de Paris-Belleville.

Retrouvez l’équipe au complet sur le site internet !

Vos contributions

Déjà une centaine d’expériences recensées, cette plateforme n’attend plus que vos contributions. N’hésitez pas à inviter vos collègues à venir enrichir la plateforme Architecture et Précarités.

Pages