L’Architecture comme instrument de guerre. Utilisation pernicieuse à des fins stratégiques et militaires, cas critique de Jésus

Thèse en cours
Type de doctorat: 
Doctorat en formation initiale
Année de début de la thèse : 
2015
Directeur de recherche : 
Jean ATTALI
Discipline: 
Architecture
Equipe de recherche : 
Université : 
Date de la soutenance : 
Mardi 03 Novembre 2015

Résumé de la thèse

Jérusalem, ville mythique et mystique, symbolise deux histoires parallèles la concernant, à la fois comme ville trois fois sainte et comme théâtre central du conflit israélo-palestinien. C’est cette dernière histoire qui nous intéresse dans le cadre de nos recherches de doctorat. En effet, nous tentons de comprendre quels usages politiques de l’architecture peuvent avoir été faits directement ou indirectement par le gouvernement israélien à des fins de conquête du territoire à Jérusalem-Est et plus largement dans le projet du « Grand Jérusalem ». Nous nous penchons donc plus particulièrement sur l’entreprise de colonisation commencée à la suite de la Guerre des Six Jours en 1967 et l’annexion de la partie orientale de Jérusalem au territoire israélien. Dans la lignée des travaux de chercheurs israéliens (Eyal Weizman, Alona Nitzan- Shiftan, Yael Allweil, Haim Yacobi entre autres), nous engageons une réflexion sur les manières dont l’architecture se fait colonisatrice à travers une analyse de ses dispositifs spatiaux, des acteurs et des outils de la planification et de la construction, mais aussi une analyse des formes et des signes comme autant de clefs de compréhension des imaginaires et représentations invoqués dans ces environnements particuliers. Le cadre de notre thèse s’attache à observer principalement la conception et la production de logements dans ces territoires, en regard à la fois de l’histoire architecturale israélienne, et des différents enjeux qui traversent les Territoires Occupés. La méthode de recherche s’articule autour d’une enquête ethnographique comprenant une exploration urbaine sur le terrain avec notamment des relevés photographiques et des relevés des espaces domestiques de bâtiments choisis parmi deux études de cas, les quartiers de Ramot et Ma’ale Adumim, accompagnée d’entretiens et d’un dépouillement d’archives (permis de construire, revues d’architecture).